Compressions à l’UQAC – Réponses à venir

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De retour de son voyage en Chine en compagnie du premier ministre Couillard, le recteur de l’UQAC, Monsieur Martin Gauthier a pour la première fois commenté la situation des compressions budgétaires au Cercle de presse du Saguenay le jeudi 6 novembre.

Concernant le maintien ou non du traitement de faveur aux étudiants français, le recteur s’est prononcé en faveur de celui-ci. En effet, au sein de son établissement, on dénombre plus de 200 d’étudiants français et, seulement au 2e cycle, ceux-ci généreraient 4,5 millions de revenus pour l’université. « Depuis 1970, les étudiants français sont accueillis ici comme des étudiants québécois. Ils payent les mêmes frais de scolarité que les Québécois. […] C’est étudiants ont une contribution positive pour l’économie québécoise, on parle d’un milliard de dollars par année » a indiqué M. Gauthier. Selon lui, cet enjeu concernant les étudiants français est beaucoup plus important que celui des compressions actuelles. Deux pistes de solutions sont abordées, celle d’un prix privilégié pour ces étudiants, ou celle de quota de bourses par université. La dernière étant favorisée par l’UQAC. D’une manière ou d’une autre, il souhaite maintenir une entente avec la France.

Lorsque questionné sur la rentabilité des voyages effectués par les employés de l’université, M. Gauthier soutient qu’il y aurait plus d’un million de dollars par année qui serait réinjecté dans le fonds de fonctionnement de l’université qui viendrait des fonds reçus de l’étranger. Il affirme aussi que : « en ce moment, il y a, à peu près, une dizaine de personnes qui n’auraient pas d’emploi si ce n’était pas des activités internationales [à l’UQAC]. »

D’autres part, le conseil d’administration se réunira le 14 novembre pour adopter le budget révisé qui inclura les compressions de 4 M$ imposées par le gouvernement du Québec. Le recteur a d’ailleurs nié les allégations de suppression de 50 postes à l’UQAC. En revanche, il a mentionné la possibilité de ne pas remplacer certains départs à la retraite.

Audrey-Anne Maltais – Rédactrice web – CEUC

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