//Situation déplorable dans les communautés autochtones selon Christian Awashish

Situation déplorable dans les communautés autochtones selon Christian Awashish

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Christian Awashish, chef de la communauté d'Opitciwan.

Le chef de la communauté d’Opitciwan, Christian Awashish était au Cercle de presse du Saguenay le 12 novembre 2014 afin de discuter des enjeux qui touchent la communauté autochtone au Québec.

« Donc, aujourd’hui en 2014, après 35 ans de négociations, il n’y a toujours pas de traité, même pas une entente de principes […] On trouve ça injuste comme situation, on déplore l’avancement de cette situation. Les conditions sociales, les milieux de vie dans les communautés sont très difficiles : pauvreté élevée, peu de création d’emploi » a déclaré M. Awashish.

« On voudrait amorcer un changement social, mais avec quoi? », a-t-il ajouté. C’est pourquoi ils ont considéré la déclaration de souveraineté comme solution. La Nation atikamekw avait déclaré, au début septembre, sa « souveraineté » et avait dit vouloir « passer en mode d’affirmation unilatérale de ses droits sur son territoire ancestral, le Nitaskinan et exigeait dorénavant son consentement pour tout développement, usage et exploitation des ressources qui s’y trouvent ». Le chef affirme cependant que la relation avec le gouvernement est pratiquement inexistante, malgré leurs essais répétés afin de trouver un terrain d’entente.

Le chef de la communauté d’Opitciwan a parlé de manque de logements dans la communauté, de manque d’emploi, il a indiqué que les jeunes sont peu actifs dans la société et qu’ils ont peu ou pas accès à l’instruction. Il n’y aurait eu aucune création d’emploi en 15 ans dans la communauté d’Opitciwan. Il n’y aurait même pas 500 emplois pour les 1 600 personnes qui sont aptes au travail. Donc, plus de la moitié de la population en âge de travailler se retrouve sur l’aide sociale. M. Awashish nous a exposé les chiffres dramatiques concernant les jeunes de sa communauté. « Chaque année, il y a 60 jeunes qui vont avoir 18 ans […] sur tous ces jeunes, j’en ai peut-être deux ou trois qui vont finir leur secondaire 5. Le reste, ils s’en vont tous sur l’aide sociale ».

Étant à sa dernière année de mandat, M. Awashish est motivé et espère faire aboutir certains des dossiers majeurs sur lesquels il travaille, afin de créer du changement dans sa communauté, qui en a manifestement besoin, et ainsi, améliorer leur qualité de vie.

Audrey-Anne Maltais – Rédactrice Web – CEUC.