//Achats en ligne – Problématique pour les magasins physiques

Achats en ligne – Problématique pour les magasins physiques

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Ebay est une entreprise américaine qui a été créée en 1995 par Pierre Omidyar. Elle est devenue une référence mondiale dans son secteur et un phénomène de société. En 2009, elle comptait plus de 276 millions de membres inscrits.

Depuis quelques années, les achats sur Internet sont de plus en plus priorisés par les consommateurs au détriment des magasins physiques. Avec les sites d’achats comme Ebay, LesPacs ou Kijiji, la consommation de produits est devenue instantanée. Pourquoi sortir du confort de son chez soi, quand il est possible de faire ses achats du bout des doigts?

Ces jours-ci, on parle beaucoup de la difficulté de certaines boutiques québécoises à survivre et du risque de faillite de celles-ci. Entre autres, on retrouve six détaillants québécois de vêtements : Joshua Perets, Limité, Le Jean Bleu, Les Entreprises Vagabond (enseignes Hangar, Studio et Revue) L’Ensemblier et Signal. Ces entreprises exploitent environ 300 magasins, dénombrent environ 1700 emplois, et elles ont toutes entrepris une restructuration en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité (LFI). De plus, la situation ne va pas en s’améliorant.

L’International Council of Shopping Centers (ICSC), qui compile les chiffres de ventes dans les centres commerciaux du Canada, confirme que la dernière année a été pénible pour le secteur de la mode. Les revenus au pied carré dans les boutiques de vêtements n’ont augmenté qu’à deux reprises au cours des huit derniers trimestres. Et il s’agissait de hausses minimes, tandis que les baisses étaient plus fortes. (Marie-Ève Fournier, La Presse, 11 novembre 2014)

On peut déduire que la nouvelle façon d’acheter que priorisent les Québécois se trouve sur Internet. Il est donc temps pour les entreprises du Québec de faire le virage, car leur survie en dépend. On a même pu voir la Société des alcools du Québec (SAQ) qui a fait le premier pas en ce sens dans les dernières semaines. Il est maintenant possible de faire ses achats de produits alcoolisés sur Internet et soit d’aller chercher sa commande directement en succursale ou de se faire livrer si la commande atteint un montant assez élevé.

Est-ce la disparition des boutiques physiques et des centres d’achats? Probablement pas, mais on verra certainement des entreprises qui devront faire le virage Internet, sinon elles n’auront pas le choix de fermer leurs portes. Il est pratiquement indispensable d’avoir un site internet aujourd’hui si on veut que la clientèle nous retrouve.

Audrey-Anne Maltais – Rédactrice web – CEUC

Source : http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201204/26/01-4519400-la-descente-aux-enfers-pour-le-detaillant-de-vetements-le-chateau.php