La presse papier : en voie de disparition

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Depuis quelques années, le virage web des entreprises de presse nous amène à nous questionner sur l’avenir de la presse papier. Les journaux enregistrent une diminution notable des revenus publicitaires qui n’est pas compensée par ceux d’Internet. Le lectorat vieillit. L’accès à l’information sur Internet est facile et rapide. Est-ce que ça vaut encore la peine pour les entreprises de presse de publier une version papier de leur journal lorsqu’il est rendu pratiquement impossible d’avoir une vraie nouvelle? Par vraie nouvelle ici, j’entends un article traitant d’un sujet dont on n’a pas encore entendu parler.

Déjà avec l’arrivée de la télévision, on voyait la mort des journaux, alors il est évident qu’avec l’instantanéité du web, les journaux papier ne peuvent entrer en compétition avec ceux-ci. Ce que la plupart des études prévoient est que mis à part les très grands journaux, comme le New York Times, et les très petits spécialisés, tous les autres journaux changeront pour la version numérique, ou disparaitront tout simplement. Les personnes qui aimaient la bonne odeur de l’encre fraiche et aimaient feuilleter leur journal le matin devront faire leur deuil et adopter le web.

En mai 2014, la famille Desmarais annonçait que les jours de la version papier du journal La Presse étaient comptés, après 130 ans de publication. L’investissement de 40 millions pour construire la plateforme numérique pour les tablettes confirme qu’il est désormais très important de miser sur les versions numériques. Il en est de même pour les journaux régionaux appartenant à Gesca. On ne sait pas dans combien de temps, mais leur version papier est elle aussi vouée à disparaitre. Les frères Desmarais avaient affirmé qu’il ne mènerait pas la bataille pour la survie du papier. Il ne fait aucun doute que la rentabilité du papier est devenue dérisoire, il ne vaut plus la peine de se battre.

Quelques mois après cette annonce, la date de la mort de la version imprimée est toujours incertaine. On pourra définitivement s’attendre au licenciement de plusieurs employés dans les journaux avec ce virage. Qui fera le premier pas et éliminera complètement sa version papier? Il ne reste plus qu’à attendre et voir.

Pour ce qui est des journaux universitaires, j’aimerais personnellement qu’ils survivent. Un virage web se solderait probablement par une perte de lectorat. Lorsqu’on se trouve sur le campus, feuilleter le journal universitaire nous tient informer sur ce qui s’y passe. Par contre, si j’ai le choix entre plusieurs sites d’informations, j’ai plus de chance d’aller sur celui que je connais et en lequel j’ai confiance pour aller chercher mon information, comme La Presse ou Radio-Canada. Même si l’information du site universitaire est de très bonne qualité, il est fort probable que les lecteurs priorisent ce qu’ils connaissent. En dépit de cela, pour garder la version papier d’un journal, ça prend de l’argent et l’argent ne tombe pas du ciel…

Audrey-Anne Maltais – Rédactrice Web – CEUC

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