//Jean-Pierre Blackburn n’exclut pas un retour en politique

Jean-Pierre Blackburn n’exclut pas un retour en politique

Jean-Pierre Blackburn était l’invité du Cercle de presse du Saguenay le 17 décembre dernier. De retour après 3 années en France en tant qu’ambassadeur pour l’UNESCO, l’homme n’exclut pas un retour en politique, mais n’a toujours pas pris sa décision.

La première question que les journalistes lui ont posée était à savoir s’il prévoyait un retour en politique fédérale pour les prochaines élections, prévues en 2015. « Depuis des mois que je cherche la réponse et encore ce matin avant de venir ici je n’étais pas certain de la façon dont je répondrais à cette question », explique M. Blackburn.

Blackburn avait été interpellé dernièrement par deux professeurs d’université afin qu’il ne prenne pas sa retraite de la politique. Il a alors amorcé une réflexion sérieuse sur son retour. « Si vous demandez à mon épouse, la réponse est claire, c’est non », lance-t-il.

Par contre, l’ex-ambassadeur ne semblait pas prêt à quitter la politique pour de bon et partir à la retraite. Il va donc s’entretenir dans les prochains jours avec le président du parti conservateur dans le comté Jonquière et avec les membres du conseil exécutif pour obtenir réponse à la question. L’ancien ministre conservateur a même été approché par Denis Lebel qui voulait savoir s’il prévoyait un retour. « C’est sûr que je sens ce désir sincère d’un possible retour en politique et je vais essayer de prendre cette décision dans un proche avenir », affirme-t-il. L’ancien ministre n’a pas voulu en dire plus, excepté qu’il acceptait encore de réfléchir à la question.

À propos de son temps à l’UNESCO, il a commencé en disant : « j’ai eu de bons moments à Paris, mais je n’ai pas toujours trouvé ça facile d’être un ambassadeur dans une organisation multilatérale. Puisque j’ai passé de la politique active, décisionnelle […] à une diplomatie multilatérale avec 195 ambassadeurs et un système complètement différent où je devenais fonctionnaire ». La mission de cette organisation depuis presque 75 ans est de promouvoir la paix dans le monde.

« Ça nous donne une idée que le travail de l’UNESCO ne sera jamais terminé […] il faut être horrible pour faire des actes comme ça » lance-t-il en parlant du massacre dans une école au Pakistan perpétrée mardi. Voici quelques statistiques que l’ex-ambassadeur nous a données pour démontrer que le travail de l’organisation a lieu d’être et qu’il reste beaucoup à faire dans le monde.

  • 61 millions d’enfants dans le monde ne vont pas à l’école;
  • 75 millions d’enfants n’ont pas accès à des études secondaires;
  • À chaque guerre ou révolution, les enfants sont pris pour cibles;
  • 750 millions d’adultes sont analphabètes.

Audrey-Anne Maltais – Rédactrice web – CEUC