//BING, LE BAZAR DE L’IMPRIMÉ ET DU NOUVEAU GRAPHISME

BING, LE BAZAR DE L’IMPRIMÉ ET DU NOUVEAU GRAPHISME

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Crédit photo : Page Facebook « BING, le bazar de l’imprimé et du nouveau graphisme »

La première édition de « BING, le bazar de l’imprimé et du nouveau graphisme » se déroulait à l’Espace Séquence, une salle d’exposition du centre Bang, du 4 au 6 septembre 2015. À l’horaire, le public pouvait assister à des conférences et des expositions. Les gens présents sur place étaient aussi invités à visiter les différents kiosques disponibles pendant la fin de semaine de l’évènement.

Selon Étienne Provencher-Rousseau, l’organisateur de l’évènement, le graphisme est un art à part entière ; un évènement comme BING devient donc une très belle occasion de mettre en valeur les artistes qui pratiquent les formes artistiques qui émergent de l’imprimerie. Il est donc souhaitable qu’un évènement comme celui-ci puisse avoir un impact bénéfique sur le paysage culturel au Saguenay. Monsieur Provencher-Rousseau croit qu’il y a beaucoup d’artistes talentueux qui maîtrisent différentes techniques d’impression (comme le textile, le papier, les livres et les fanzines) au Saguenay. Il devient donc nécessaire de mettre leur travail en avant-plan, et de créer par le fait même des relations avec des artistes graphistes qui viennent de Montréal et de la ville de Québec.

Dominic Rouleau, un artiste bédéiste qui habite à Chicoutimi, fait de la bande dessinée depuis 2006. Selon Monsieur Rouleau, un évènement comme BING permet aux artistes indépendants de se faire connaître, et de créer une synergie entre les personnes qui travaillent dans un même domaine, mais qui se distinguent par l’unicité de leur produit. C’est également un bon moyen de faire connaître une multitude d’artistes au public, et ce, en l’espace de quelques heures seulement.

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Crédit photo : Frédéric Beaudry-Grenier

La première édition de « BING, le bazar de l’imprimé et du nouveau graphisme » a également permis au public de connaître le collectif anarchiste Emma Goldman. Raphael, un membre du collectif, explique que le but de l’organisme est d’amener un sens critique aux enjeux sociaux régionaux, nationaux et internationaux. Par exemple, la question de l’austérité fut dominante au Québec en 2015 ; dans le but de passer de la théorie à l’action, le collectif organise des marmites autogérées depuis mars 2015. La distribution de nourriture gratuite est nécessaire, car la pauvreté est quand même très présente dans le centre-ville de Chicoutimi.

Simon, un autre membre du collectif Emma Goldman, explique qu’un évènement comme BING permet de briser certains préjugés à propos des anarchistes. L’image véhiculée par les « mass medias » donne souvent une image négative d’un collectif comme celui d’Emma Goldman. Donc, un évènement comme BING permet au public de constater que les anarchistes présentent des idées sociales et politiques bien structurées, et qu’ils sont engagés au quotidien dans les combats sociaux importants.

Pendant les trois jours de l’évènement, le public a pu visiter 23 kiosques. Les gens présents à l’Espace Séquence pouvaient aussi assister aux conférences de Simon Bossé de Mille putois, et de Mylène Bouchard et Simon-Philippe Turcot de La Peuplade. De plus, l’artiste OBV proposait son exposition Trente maquettes et plus, alors que Laurence Lemieux était présente pour son exposition Pièces jointes.

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Crédit photo : Frédéric Beaudry-Grenier