LA RUPTURE

Confrontant mes erreurs, le cœur sombre, le cœur froid
Mon corps flasque se casse la tête à se plaire
Je suis nu, exposé, faible et fort à la fois
Dans la pénombre, je commence à voir
La honte et la fierté disparaissent
Et puis, elles se laissent choir
Ma pupille épaisse
S’enfle de colère

Je me sens brisé quand il fait noir
Il est temps que je tourne la page
C’est inutile, il est bien trop tard
Je ne pourrai plus te supplier
Ma honte domine ma rage
Je me sens trop dégoutant
Répare mon cœur de grès
L’obscurité m’effraie

La lumière est inutile
Si fragile, si hostile, si futile
Avec la clarté se libère le chaos
La noirceur m’aide à m’examiner
La noirceur m’aide à m’invectiver
À quiconque m’entend là-haut
Les ténèbres vont me guider
Comme un disparu rescapé

Écrivain : David Bilodeau (Étudiant en études littéraires françaises – UQAC)

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