LE JOUR DE L’ÉLECTION

Personne n’a compris la blague
et on se bat à grands coups de couleurs
et on lutte aux côtés de personne
Tout le monde sait en quoi consiste la politique
et voter pour changer
ça ressemble à fourrer sans bander
on fait semblant que ça marche mais personne jouit
Le pays, notre pays, le mien autant que le tien
est autant singulier que pluriel qu’inexistant
N’existent que le monde qui vivent dedans
qui s’évertuent de voter
eux qui pensent sauver leur liberté inventée

Marc-Antoine Mailloux (Études littéraires françaises – UQAC)

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