//L’ASSOCIATION EN ADAPTATION SCOLAIRE SE MOBILISE

L’ASSOCIATION EN ADAPTATION SCOLAIRE SE MOBILISE

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Vers la fin de l’avant-midi, des étudiants et étudiantes en adaptation scolaire ont organisé un pique-nique dans le centre social de l’Université du Québec à Chicoutimi. Orlane Tremblay, présidente de l’association en adaptation scolaire de l’UQAC, explique que cette action est réalisée dans le but de se mobiliser contre les mesures d’austérité proposées par le gouvernement du premier ministre du Québec, Philippe Couillard.

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En octobre 2015, l’association en adaptation scolaire a voté pour être en grève en même temps que les enseignant(e)s et les employé(e)s de soutien en éducation, afin de démontrer leur soutien à leurs futurs collègues de travail. Donc, les journées où les professionnel(le)s de l’éducation font du piquetage, les étudiant(e)s en adaptation scolaire font également du piquetage devant leurs classes. Ensuite, les étudiantes et étudiants accompagnent les professionnel(le)s sur le terrain. Par exemple, le lundi 9 novembre 2015, l’association en adaptation scolaire a accompagné les enseignant(e)s et les employé(e)s de soutient pendant la grande marche, dont l’itinéraire était du Vieux Port vers Chicoutimi-Nord.

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Orlane Tremblay explique que l’association en adaptation scolaire croit que le gouvernement coupe beaucoup trop en éducation. De plus, les employé(e)s de soutien en adaptation scolaire sont souvent les premiers qui souffrent de ces mesures d’austérité, car les enfants en difficulté n’ont pas beaucoup de personne pour les défendre. D’ailleurs, avec ces mesures d’austérité, le nombre d’élèves dans les classes réservées aux enfants en difficulté augmentera de façon assez considérable. Et dans certaines écoles au Québec, ces classes se verront tout simplement supprimées. Les élèves en difficulté se verront donc intégrés dans la même classe que les étudiants réguliers. Les éducateurs et éducatrices spécialisé(e)s se retrouvent donc à devoir composer avec moins de ressources pédagogiques, en plus de devoir travailler dans plusieurs classes. Sous cette optique, il devient donc très ardu de maximiser l’aide des professionnel(le)s auprès des étudiants en difficulté.

En conclusion, Orlane Tremblay croit que les coupures en éducation ne peuvent pas exister dans une société qui se veut en santé. Actuellement, le système d’éducation est en mode de survie, ce qui est très négatif. Pour vivre au cœur d’une société dynamique et vivante, il faut, entre autre, un système d’éducation qui favorise l’apprentissage de façon équitable, ce qui risque de ne pas arriver avec les mesures d’austérité.

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