//Les artistes du BIA exposent leur imaginaire

Les artistes du BIA exposent leur imaginaire

L’exposition annuelle de la rentrée s’est ouverte cette semaine à la Galerie l’œuvre de l’Autre. Un Pari sur l’imaginaire représente une sélection de travaux particulièrement marquants des étudiants du Baccalauréat interdisciplinaire en art (BIA) ainsi que du Baccalauréat en enseignement des arts (BEA).

Une chance de constater, en une seule exposition, les avancements de la recherche en création d’artistes qui pratiquent dans nos murs. Si la facture générale est visuelle et plastique, elle se décline en plusieurs médiums : peinture, installation, sculpture et cinéma composent l’exposition.

Samantha Rousseau Ouellet_Village
Village, une oeuvre de Samantha Rousseau Ouellet

Lors de notre passage à la galerie de l’UQAC, certaines œuvres ont particulièrement attiré l’attention.

C’est le cas de deux œuvres de Samantha Rousseau Ouellet. Construction / Déconstruction joue sur les volumes et les textures pour éparpiller une vision de la maison dans tous ses éclats. À la fois savant, attentif au détail mais aussi enfantin, ce travail est riche. Quant à Village, l’installation vous semblera sans doute familière : c’est l’œuvre qui illustre l’agenda annuel de l’UQAC pour 2016-2017. L’artiste y effectue une fusion efficace entre l’esthétique 3D du monde virtuel et la matérialité de la maquette.

Le film d’Alexa Tremblay Francoeur, intitulé Le Passage, a remporté le prix de la relève régionale lors de la dernière édition du Festival Regard. Il s’agit d’une animation bien exécutée et sensible qui exploite avec bonheur les possibilités du genre. Une belle occasion de vous reprendre si vous l’aviez raté au Festival le printemps dernier.

Enfin, Yan Guillemette explore le créneau souvent négligé de l’art engagé avec Vandaliser la censure. Une série de portraits à l’aquarelle et au fusain du Premier-Ministre déchu Stephen Harper y côtoie un gigantesque bulletin de vote. Les petites croix et les petits ronds y reproduisent par addition la même image d’Harper. Invitant la population étudiante à voter, l’œuvre séduit et s’inscrit dans la tradition de l’agitprop.

À venir à la galerie, un passage de l’auteur et performeur Jacob Wren à la fin septembre, suivi des œuvres de Vincent Routhier pendant tout le mois d’octobre.