//Faut qu’on se parle: Parole participative

Faut qu’on se parle: Parole participative

« Malgré son immense potentiel, le Québec a de la difficulté à avancer. Pour que ça change, faut qu’on se parle. » C’est en ces termes qu’un mouvement a été lancé ce matin par un collectif d’intervenants en luttes sociales, dont Jean-Martin Aussant et Gabriel Nadeau-Dubois. Grand projet de consultation publique, Faut qu’on se parle propose plusieurs espaces de rencontre et de discussion, dont le plus notoire est une tournée provinciale qui s’arrêtera à Saguenay le 13 octobre prochain.

Faut quon se parle
Jean-Martin Aussant, Maïtée Labrecque-Saganash, Gabriel Nadeau-Dubois, Claire Bolduc, Alain Vadeboncoeur: Faut qu’on se parle. Photo: Curtoisie


Dans une lettre ouverte, les membres ont énoncé ce matin les motivations derrière cette entreprise. « … force est de constater que la liste des alternatives est plus courte que celle des doléances. Parce que si nous savons manifestement ce que nous ne voulons pas, savons-nous vraiment ce que nous voulons ? Autrement dit, au-delà de l’opposition à des projets et politiques néfastes, quel Québec voulons-nous construire ? Si nous voulons nous remettre en marche collectivement, nous devons retourner aux racines de la vie politique : faut qu’on se parle. »

En plus d’Aussant et Nadeau-Dubois, le groupe compte Maïtée Labrecque-Saganash, militante Crie, l’agronome Claire Bolduc et le médecin Alain Vadeboncoeur. Pour lancer les échanges, Faut qu’on se parle a énoncé dix grandes questions sur autant de thématiques allant de l’économie à l’éducation, en passant par le développement régional, la santé ou encore les Premières nations.

La consultation et l’expression citoyenne sont déjà en cours, par le biais des réseaux sociaux et d’une plateforme numérique. Il est possible d’y aller de sa contribution en proposant des pistes de solution. La tournée de consultation débutera quant à elle à Québec le 11 octobre. Saguenay est le deuxième arrêt pour une soirée qui sera présidée par Gabriel Nadeau-Dubois et Claire Bolduc à La Pulperie. Le collectif y proposera une formule participative, notamment par l’usage d’une application développée expressément pour l’occasion.

Enfin, un troisième mode de consultation est celui de l’assemblée de cuisine, une vieille approche qui a fait ses preuves. Il est ainsi possible de demander au collectif de se présenter chez vous pour un groupe de 10 personnes ou plus. Faut qu’on se parle se garde une liberté par rapport aux intervenants qui se déplaceront chez vous, selon les disponibilités.

Intergénérationnel et interdisciplinaire, Faut qu’on se parle est une proposition rafraîchissante, prenant ses distances des partis traditionnels en s’inspirant davantage de la démocratie participative. CEUC.ca en suivra l’évolution.

Site web de Faut qu’on se parle