//Viviane Harvey: Par-dessus les obstacles

Viviane Harvey: Par-dessus les obstacles

Alors qu’elle est encore une recrue des Inuks, Viviane Harvey s’impose déjà comme un rouage important de l’équipe de cross-country. Grâce à son esprit d’équipe et à sa compétitivité, la jeune athlète, étudiante en kinésiologie, est un atout prometteur. Nous l’avons invitée dans les studios de CEUCRadio pour connaître le parcours de la Saguenéenne.

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Viviane Harvey porte les couleurs des Inuks dans la discipline du cross-country. Photo: Courtoisie

Âgée de 20 ans, Viviane Harvey a joint les Inuks à la rentrée. C’est une nouvelle étape pour celle qui a pratiqué plusieurs sports dans l’adolescence. Fille d’un père très actif, Viviane a en effet expérimenté le patinage artistique et le volleyball avant de découvrir la course, plus particulièrement la course à obstacles de type Spartan race. Si elle n’a pas suivi de programme sport-étude, l’activité physique reste pour elle une passion incontournable. Une passion qu’elle cherche à pratiquer en groupe et même avec sa famille, pour laquelle elle fait office de coach.

« Je cours à la maison, j’entraîne mes parents, ma famille. Je fais du crossfit trois fois par semaine avec mon père, ma sœur, mon chum et même ses parents. C’est familial. J’aime ça quand c’est familial! »

Notre entrevue intégrale avec Viviane Harvey

C’est entre autres cette envie du rassemblement qui l’a menée à s’intéresser au sport compétitif universitaire à son arrivée à l’UQAC. La perspective de s’entraîner avec d’autres athlètes vivant les mêmes réalités qu’elle l’a attirée. Car ce n’est pas toujours facile d’entretenir des relations avec des amis qui, le vendredi soir, ont envie de prendre un verre plutôt que de se coucher tôt en vue d’une course le samedi.

« Je m’entraînais seule et je voulais faire partie d’une équipe. Quand je suis rentrée à l’hiver on m’a parlé des Inuks et ça m’a attirée. Je me suis dit que c’était l’opportunité de voir ce que c’était les entraînements de groupe. C’est tellement une grande famille et c’est tellement agréable. On est bien encadrés, on se fait des amis.  J’ai eu la piqûre.  C’était difficile pour moi de concilier mes études, l’entraînement, le travail et l’amitié. Là, c’est du monde qui me comprennent.»

Viviane est une fille d’équipe. Lors d’une compétition à Québec au début octobre, elle est retournée en arrière après avoir complété son parcours pour encourager une coéquipière en difficulté. Une attitude valorisée par Anne-Marie Fortin, le nouvel entraîneur de l’équipe d’athlétisme et de cross-country.

« Anne-Marie est proche de nous. Elle ne nous demande pas de gagner absolument, elle respecte les capacités de chacun. Elle nous pousse à continuer, peu importe les objectifs qu’on se fixe. C’est une personne dynamique qui connaît beaucoup le sport. Il n’y a pas beaucoup de vétérans dans l’équipe et je pense que c’est notre force : on bâtit quelque chose ensemble. On a une nouvelle coach et ça amène de nouveaux objectifs.»

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Viviane, au centre, avec l’équipe des Rouges composée de membres de sa famille. Photo: Courtoisie

Des objectifs, Viviane a eu le temps d’en définir depuis son arrivée. Dominante dans la discipline de la course à obstacles, elle a vite réalisé que le cross-country au niveau national est d’un très fort calibre. Elle a vécu un certain choc à sa première compétition, qui l’a poussée à centrer ses objectifs sur elle-même plutôt que sur les résultats. Elle souhaite améliorer sa gestion de course, ce qui ne l’empêche pas de garder les yeux sur le haut du podium.

Loin de nuire à ses études, la pratique du sport a un effet bénéfique selon la jeune femme. Après une période d’étude, rien de mieux pour elle qu’un entraînement pour vider son esprit et recharger ses énergies. Le sport est son loisir et, paradoxalement, sa façon de se reposer. Elle trouve son plaisir même dans les pénibles épreuves à obstacle rencontrées dans les Spartan races, comme ramper dans la boue, sauter par-dessus les flammes ou porter de lourdes charges.

« Oui c’est dur, oui je souffre. Quand je suis en train de courir, je me demande pourquoi je continue et je me dis que c’est la dernière fois. Mais sur la ligne de départ, je tripe. Toute l’adrénaline que ça m’apporte et le dépassement de soi font que je continue. Je n’arrêterais pas, c’est une drogue! »

Viviane Harvey parle de ses motivations et de la conciliation entre les études et le sport

Avouons qu’il y a pire comme dépendance. Il y a quelques jours, à la finale du cross-country tenue à Sherbrooke, Viviane a obtenu la 71ième place dans un contexte météorologique difficile. L’équipe a bien performé, améliorant les temps et les positions. L’entraîneur Anne-Marie Fortin s’est dite satisfaite de ces résultats qui ont dépassé ses attentes. Certains membres de l’équipe s’orientent maintenant vers l’entraînement intérieur en vue du début de la saison d’athlétisme le 3 décembre.

Nous surveillerons pour vous l’évolution des athlètes-étudiants de l’UQAC dans les pages du Griffonnier ainsi que sur CEUC.ca.

Ce texte a été publié dans Le Griffonnier 115