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Coquelicot

Par Andréa Le Sieur

Lorsque la rédactrice en chef a annoncé le thème de cette parution du Griffonnier, soit «Ces personnes extraordinaires» mon cœur a fendu en deux.  Je n’arrivais pas à sélectionner un sujet qui me tenait à cœur. Après une bonne réflexion, j’ai décidé d’écrire sur mes héros à moi : les militaires.

Que ce soit un père, une mère, des frères, des sœurs, des amis, des amoureux ou encore de la famille éloignée, nous avons tous de près ou de loin un coquelicot dans notre entourage.

The Tomb of the Unknown Soldier is blanketed with poppies, wreaths, flags and images at the National War Memorial following the Remembrance Day ceremony in Ottawa, Ontario on November 11, 2013. Photo: Cpl Heather Tiffney, CFSU(O) Imaging Services La Tombe du Soldat inconnu est tapissée de coquelicots, de couronnes, de drapeaux et de photos, au Monument commémoratif de guerre du Canada, à Ottawa (Ontario), le 11 novembre 2013, après la cérémonie du jour du Souvenir. Photo : Cpl Heather Tiffney, Services d’imagerie de l’USFC(O) SU2013-0607-12
La Tombe du Soldat inconnu est tapissée de coquelicots, de couronnes, de drapeaux et de photos, au Monument commémoratif de guerre du Canada, à Ottawa (Ontario)
Photo : Cpl Heather Tiffney, Services d’imagerie de l’USFC(O)

Écoutez la baladodiffusion de l’émission spéciale réalisée par d’Andréa Le Sieur portant sur le Jours du souvenir.

Ce sont des personnes exceptionnelles qui, au détriment de leurs vies, se battent tous les jours pour nous offrir un monde  meilleur. En effet, chaque métier dans les Forces canadiennes est important et c’est sans doute ce qui rend la chose merveilleuse.

Quel que soit le métier qu’ils choisissent, ils se battent de leur façon pour garder la paix. D’ailleurs, la vie de militaire n’est pas toujours facile : il y a de bons et de mauvais côtés.

Par exemple, ne pas voir sa famille, être  partie pour des cours, suivre des formations à l’étranger et aller au front peut s’avérer particulièrement difficile, et ce,autant pour le militaire que pour  sa famille.

Étant moi-même fille et petite-fille de militaire, la vie n’a pas toujours été facile. Je ne me plains aucunement de ce que j’ai vécu. Je ne serais pas ici à vous écrire si mon père avait été  mécanicien ou même plombier. Déménager aux quatre ans, ne pas avoir de liens d’appartenance, changer toujours d’école, changer toujours d’amis et être loin de sa  famille sont toutes des choses difficiles pour une famille militaire. Mais, au final, elles en valent la peine.

Il m’arrive souvent de me poser la question suivante : si mon père n’avait pas été militaire, qui serais-je aujourd’hui?

Voilà ma réponse : je ne serais pas aussi ouverte aux autres, je n’aurais sûrement pas une aussi bonne maîtrise de l’anglais, je n’aurais pas visité autant de villes et de villages. Bref, je ne serais sûrement pas celle que je suis aujourd’hui.

Malgré la vie de famille compliquée, je crois fermement que la vie de militaire est un honneur, car ces gens dévoués font tous les jours un petit quelque chose pour obtenir un monde meilleur. Un monde qui, un jour je l’espère, n’aura plus de guerres et de maux.

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Battle of Courcelette: Tableau de Louis Weirter, 1914

Aussi, je tiens à souligner l’importance des petites attentions vis-à-vis de nos soldats : que ce soit des petits gestes pour des membres de la famille, que ce soit envoyer des cartes d’encouragements à l’extérieur du pays ou encore que ce soit de porter le coquelicot le 11 novembre prochain. Tous gestes posés  font  une différence et créent un petit velours dans le cœur de chaque membre des  Forces armées et leurs familles.

Le 11 novembre, prenons tous  une minute de silence pour penser à tous  ces gens qui font un petit geste au quotidien pour rendre le monde meilleur. Prenons aussi le temps de penser à ceux qui nous ont quittés, souvent beaucoup trop tôt, pour nous donner un avenir plein de promesses et de paix.

Le 11 novembre, portons tous fièrement le coquelicot en leur honneur!

Ce texte a été publié dans Le Griffonnier 115