//ICOPE: Une étude au service des étudiants

ICOPE: Une étude au service des étudiants

Une fois tous les cinq ans, l’enquête ICOPE (Indicateurs de Conditions de Poursuite des Études) réalisée par la Direction de la recherche institutionnelle (DRI) de l’Université du Québec permet aux établissements du réseau de mieux connaître la réalité des étudiants qui entreprennent un nouveau programme d’études. La cohorte de 2016 (2610 étudiants à l’UQAC) aura le privilège de répondre au sondage qui indiquera au réseau de l’Université du Québec comment adapter ses services et ses offres de cours afin de participer à la réussite de ses étudiants.

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Source: http://surlestracesdedavid.weebly.com/actualiteacute/resultats-de-lenquete-de-satisfaction

« ICOPE fait partie de la mission du réseau des UQ, qui est de rendre l’université accessible. Pas en diminuant nos objectifs et nos critères de sélections, mais en offrant des services adaptés à la réalité des régions. », affirme Claudine Gagnon, coordonnatrice à la gestion des études au Décanat à l’UQAC. De plus, elle indique qu’« à l’UQAC, on a à cœur d’utiliser ces études-là. Quand on pense à des projets liés à la réussite, c’est le meilleur moyen de s’assurer qu’ils soient bien ancrés dans la recherche et dans la réalité.»

Des retombées concrètes

Par exemple, Le rendez-vous des études, qui réunit les directions de programmes, les équipes des programmes et les services aux étudiants, utilise les données de l’étude ICOPE pour avoir un portrait des étudiants de l’UQAC, des facteurs de réussite qui les influencent et des déterminants liés à leur réussite afin de bien connaitre leurs besoins.

Concrètement, l’enquête ICOPE de 2011 a mis de l’avant l’augmentation du nombre d’étudiants internationaux et le taux de réussite de ces derniers était un peu plus faible. Ces données ont permis d’adapter les cours de français et de développer des outils adaptés à l’apprentissage du français comme langue seconde. L’enquête ICOPE pourrait avoir une incidence sur les horaires des cours, sur les programmes et bien plus. Elle a déjà contribué à la mise en place de cours d’intégration afin de faire prendre conscience à l’étudiant du cheminement qu’il entreprend et de lui permettre de se visualiser comme professionnel. Plusieurs outils ont étés développés à partir d’ICOPE, dont l’outil d’accueil Prospère, qui est bonifié par les nouvelles études.

« Grâce à l’enquête ICOPE de 2011, on sait aussi que les étudiants à temps plein (15 crédits) réussissent mieux. Lors de nos rencontre on peut se demander ce qu’on peut faire, en tant qu’université, pour favoriser l’étude à temps plein », explique la coordonnatrice du décanat des études.

Découvrez nos capsules au sujet de l’enquête ICOPE, réalisées en collaboration avec MAGEuqac

 

 

Madame Gagnon souligne qu’en parallèle « on observe que les étudiants qui travaillent pendant leurs études sont de plus en plus nombreux. L’étude ICOPE permet de faire évoluer cette vision de l’étudiant qui travaille. Dans le passé, on considérait que le travail avait un impact négatif sur les études. Aujourd’hui, on s’aperçoit, avec les études (ICOPE et les autres), que le travail n’a pas nécessairement un impact négatif, même que le fait de travailler un certain nombre d’heure favorise l’organisation, la gestion du temps et que ça permet d’apprendre à faire face à des demandes d’employeur. Le travail permet aussi de développer des outils de communication qui nous servent dans les travaux d’équipe. C’est sûr que de travailler 30 heures, on s’entend que ça peut nuire parce qu’il reste peu de place pour le sommeil pis les études. Cependant, travailler un nombre d’heures réaliste peut avoir un impact favorable tant sur le plan financier que social et peut permettre, dans le cas d’un emploi dans un domaine connexe à son domaine d’études, de se visualiser comme professionnel. »

Lorsque l’UQAC aura accès aux résultats de l’étude ICOPE de 2016 (à l’automne 2017), elle sera surtout attentive aux études de cycles supérieurs. « On a besoin de mieux connaitre les facteurs de réussite à la maîtrise et au doctorat. On doit développer des outils axés sur les études de Cycles supérieur, à l’image de « Prosper Maîtrise », afin de mieux accompagner ces étudiants et de les préparer plus adéquatement à la période de recherche. À la maîtrise, on sait déjà qu’on doit resserrer le suivi des cheminements et mieux préparer les étudiants à la réalité des études de 2e cycle.»

Une projection dans le futur

Par ailleurs, un étudiant qui est capable de se projeter comme professionnel dans son métier a plus de chance de réussir. C’est assez simple de mettre en place des actions qui vont permettre aux étudiants de se voir comme professionnels. Plusieurs professeurs invitent déjà des modèles inspirants à venir partager, dans leur classe, leurs expériences du métier avec les étudiants. D’autre part, le comité de pédagogie encadre les enseignants en leur donnant les alternatives pédagogiques pour créer des liens avec les étudiants afin de faciliter la transmission de la passion et les rétroactions en lien avec les travaux ou dans le cadre de stages. », ajoute madame Gagnon.

Dans l’intérêt des cohortes futures, il est impératif que les étudiants répondent en masse à l’enquête. Claudine Gagnon est consciente que les résultats d’ICOPE ne change pas tout, mais elle assure en concluant que « l’étude ne reste par lettre morte ou ne reste pas dans l’ordinateur de l’UQ à dormir-là. »

Ce texte de Vincent Côté a été publié dans Le Griffonnier 115