//Retour sur Faut qu’on se parle

Retour sur Faut qu’on se parle

Jeudi le 13 octobre se tenait la grande consultation publique Faut qu’on se parle avec Gabriel Nadeau-Dubois et Claire Bolduc. Cette consultation se fait partout à travers le Québec et a pour but de connaître les préoccupations des citoyens par rapport à des sujets politiques. D’autres personnalités sont membres de ce collectif, telles que la militante autochtone Maïtée Labrecque-Saganash, la militante féministe Aurélie Lanctôt et l’ex-chef d’Option nationale, Jean-Martin Aussant. Je me suis rendue à l’événement pour voir de quoi il fallait qu’on se parle.

Par Ioana Brassard

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Claire Bolduc et Gabriel Nadeau-Dubois entourent notre journaliste Ioana Brassard. Photo: Courtoisie

Faut qu’on se parle se veut un événement populaire qui consiste à donner la parole à monsieur et madame tout le monde. Des gens ordinaires prenaient la parole devant des personnalités connues du public québécois. Plusieurs ont reproché au collectif d’être opportuniste et de chercher à attirer la sympathie des gens dans le but de créer un nouveau parti politique. Le collectif a assuré qu’il n’en était aucunement question. Un bilan sera révélé en début 2017. Pour la région, les trois sujets abordés étaient l’éducation, la démocratie et bien évidemment les enjeux régionaux. L’événement a rassemblé autant de jeunes étudiants que de retraités, qui ont discuté sans prises de bec.

Trois parties

L’événement, qui se tenait dans le bâtiment 1912 du musée régional de la Pulperie, était divisé en trois parties. Dans la première, les participants devaient lancer une tempête d’idées sur une tablette remise sur chaque table. Nous avions 45 minutes pour lancer le plus d’idées possible. Par la suite, des idées étaient proposées sur l’application de Faut qu’on se parle, et l’on devait toucher une section verte ou rouge de la tablette pour affirmer si nous étions d’accord avec la proposition ou non. La dernière partie de l’événement consistait à prendre la parole au micro. Je l’ai fait. Depuis trois ans, je suis propriétaire d’une petite boîte de publicité et la situation des jeunes entrepreneurs me préoccupe, surtout pour ceux qui aimeraient développer leur entreprise en région. J’ai donc proposé qu’on débloque des fonds pour permettre à ces entrepreneurs de gérer leur entreprise dans des régions éloignées des centres urbains.

Comment je perçois Faut qu’on se parle

Je crois que cet événement était nécessaire. Très peu de gens se sentent concernés par la politique. Donner la parole à des citoyens ordinaires, c’est montrer qu’on se soucie d’eux et qu’ils peuvent avoir une voix dans l’avenir de leur province. L’activité est non-partisane, ce qui veut dire que des gens de tous les partis peuvent s’y présenter. Cette activité amène un vent de fraîcheur dans un Québec où les gens ne savent plus trop quoi penser de la politique, ou encore s’ils peuvent s’impliquer. Comme toute bonne chose a une fin, Faut qu’on se parle dure environ deux heures. C’est encore très peu pour que tout un chacun puisse dépeindre le Québec dans tous ses aspects, mais cela est un excellent début vers la prise de conscience générale. Bref, le Saguenay a parlé et a été écouté.