//Le savoir francophone se réunira à l’UQAC

Le savoir francophone se réunira à l’UQAC

Le Centre de la francophonie des Amériques (CFA), en collaboration avec l’Université du Québec à Chicoutimi, annonçait ce matin l’ouverture de la période d’inscriptions en vue de l’Université d’été sur la francophonie des Amériques (UEFA). Cette formation internationale tiendra sa cinquième édition sur le campus saguenéen du 5 au 11 juin 2017.

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Luc Blackburn, maire suppléant de Saguenay, Marc-Urbain Proulx et Pierre-Marcel Desjardins, membres du comité scientifique, Mustapha Fahmi, vice-recteur à l’enseignement, à la recherche et à la création, Denis Desgagné, PDG du Centre de la francophonie des Amériques et Martin Gauthier, recteur. Photo: Bureau des Affaires publiques, UQAC / Denis Blackburn

Plusieurs partenaires étaient présents pour cette annonce et pour la signature du protocole d’entente entre le CFA et l’UQAC. Le maire suppléant de Saguenay Luc Blackburn ainsi que le recteur Martin Gauthier ont pris la parole pour insister sur l’importance de telles activités internationales dans la région. Président du CFA, Denis Desgagné s’est quant à lui dit très enthousiaste face à cette édition dont la thématique sera Les communautés apprenantes.

L’UEFA sera composée de cours magistraux, de conférences et de tables rondes, ainsi que d’événements culturels. Elle a pour mission de faciliter les liens et le partage du savoir entre les communautés francophones.

Après Québec, Gatineau, Ottawa et Edmonton, Saguenay sera la cinquième ville à accueillir l’activité estivale. La présidence d’honneur sera assumée par le professeur Gérard Bouchard dont les travaux sur l’Histoire des francophones en Amérique et sur les imaginaires collectifs font autorité.

Pour des communautés intelligentes

Le comité scientifique est composé de professeurs provenant du Québec, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et du Brésil. Membre de ce comité, le professeur-chercheur de l’UQAC Marc-Urbain Proulx a présenté la thématique. Pour lui, le Saguenay-Lac-Saint-Jean est exemplaire en tant que communauté apprenante, la région ayant eu de nombreux défis économiques, notamment pendant la période de son développement de 1890 à 1930. Selon lui, c’est toujours le cas aujourd’hui, alors que la région doit tirer son épingle du jeu au cœur d’enjeux d’avenir, comme son intégration à l’économie globale. Pour qu’une communauté développe son intelligence, elle doit poser des diagnostiques appropriés et s’interroger sur le « comment ». Ce que plusieurs organismes locaux, tels que la Société de la Vallée de l’Aluminium, le Centre du savoir sur mesure (CESAM) ou encore le Centre d’entrepreneuriat et d’essaimage (CEE UQAC), par exemple, feraient déjà très bien.

Le collègue de M. Proulx sur le comité scientifique, le professeur d’économie Pierre-Marcel Desjardins de l’Université de Moncton, a insisté sur l’importance de l’apprentissage et du développement de solutions économiques pour la pérennité des milieux francophones en situation minoritaire. Une réalité vécue en Acadie mais également dans plusieurs milieux francophones hors-Québec.

La thématique, dans sa présentation lors du point de presse, fut donc très orientée vers l’économie. Les organisateurs spécifient cependant que l’innovation sociale et les réalités culturelles ne seront pas négligées. Nous devons pour le moment les croire sur parole puisque le contenu de l’UEFA semble en être au stade embryonnaire.

Modalités d’inscription

L’UEFA est pensée pour les étudiants, professionnels, professeurs et membres des médias provenant de la francophonie des Amériques. Pour accommoder ces différentes clientèles, plusieurs programmes d’appui sous forme de bourses sont prévus afin d’alléger les frais de participation. Davantage d’information est disponible à ce sujet sur la page du CFA.

La francophonie en Amérique

Plus de 33 millions de personnes parlent le français dans les Amériques, le Canada et les Caraïbes comptant tous deux près de 10 millions de francophones. Il est intéressant de noter que les États-unis comptent plus de 11 millions de citoyens aptes à parler la langue de Molière. Selon le CFA, « l’Amérique francophone se présente aujourd’hui comme un ensemble de dégradés linguistiques et culturels dont les pourtours restent le plus souvent invisibles. Pourtant, cette Amérique francophone continue de résister et d’affirmer ses différences, de structurer sa parole particulière et de revendiquer son identité francophone. »