//Volleyball: En route vers Trois-Rivières

Volleyball: En route vers Trois-Rivières

L’équipe de volleyball féminin de l’UQAC s’apprête à disputer son deuxième tournoi de la saison, cette fin de semaine à Trois-Rivières. À cette occasion, nous avons reçu quatre joueuses des INUK dans nos studios. Elles nous ont parlé de leur début de saison et des réalités de la participation au sport d’excellence universitaire.

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Célébration à Chicoutimi le 4 novembre dernier. Photo: INUK

Élizabeth D’Astous, Sarah-Pier Babin et la recrue Jessica Michaud étaient accompagnées de Sabrina Harvey, entraîneur-adjointe et membre de l’équipe championne de la saison dernière. Les quatre athlètes sont originaires de la Côte-Nord mais n’ont pas eu l’occasion de jouer ensemble avant leur arrivée à l’UQAC. Cette région semble être une pépinière féconde pour le volleyball, grâce en particulier à un programme collégial bien structuré au Cégep de Sept-Îles. Au fil des tournois, les filles des INUK ont d’ailleurs l’occasion de côtoyer d’anciennes collègues de la Côte-Nord portant les couleurs d’autres équipes de la ligue universitaire.

En route vers Trois-Rivières

Les INUK avaient bien fait lors du lancement de leur saison, à Chicoutimi il y a deux semaines, en remportant deux de leurs trois matchs. S’étant inclinées face à leurs rivales trifluviennes, elles ont accordé une attention particulière à cette équipe dans leur préparation pour ce deuxième week-end de compétition. La libero Sarah-Pier Babin explique :

« C’est sûr que notre préparation est plus orientée vers Trois-Rivières, vu qu’on a eu une défaite contre eux lors du dernier tournoi. Mais on rencontre aussi l’Outaouais pour la première fois de la saison, donc on essaie de se préparer à toute éventualité. »

Les INUK disputeront à nouveau trois matchs les 18 et 19 novembre. Vendredi soir, le premier affrontement les opposera aux Nordets de l’UQAR, une équipe qui ne leur avait pas occasionné trop de difficulté à Chicoutimi. Samedi, elles affronteront l’Université du Québec en Outaouais avant de clore la compétition contre les Patriotes de l’UQTR.

Lors de son passage dans nos studios, l’entraîneur Ghyslain Bergeron nous avait révélé que son objectif pour la jeune équipe était de faire partie des trois formations de tête à la fin de la saison. Mais il nous avait également laissé entendre que les joueuses étaient plus ambitieuses. Les filles ont confiance en leur capacité à remplir l’objectif de leur entraîneur, mais n’ont pas l’intention de s’en contenter. Élizabeth d’Astous :

« Nous on se voit parmi les trois médaillées, mais on ne se contentera pas d’une médaille de bronze ou d’argent. Nous on vise l’or, et on va travailler pour aller chercher l’or! »

Défis de l’engagement sportif étudiant

Les joueuses s’entendent sur le point que leur implication dans l’équipe de volleyball est un facteur intégrateur à l’université. L’équipe leur permet également de développer leur sentiment d’appartenance envers l’institution. Évidemment, cette implication ne va pas sans contraintes. Élizabeth D’Astous décrit les défis que les joueuses doivent relever, hors du court de volleyball.

« Ce sont de gros défis pour tout le monde dans l’équipe. Plusieurs sont dans de gros bacs, il y en a à la maîtrise. Il y en a qui, en plus des travaux d’équipe, travaillent. On a quatre pratiques par semaine, plus des entraînements en salle. Notre horaire est très surchargé. Pour ma part, je traîne mon agenda partout sinon je n’arriverais pas. Mais on est tellement souvent dans nos livres, pour les examens ou les travaux, que quand on arrive aux entraînements, c’est trois heures à ne pas penser à nos études. C’est libérateur et ça nous emmène à nous concentrer sur autre chose, ça diminue la pression, ça la met ailleurs. »

La pratique du sport d’excellence est également un facteur structurant pour les athlètes dans la poursuite de leurs études. Sarah-Pier Babin explique :

« Avec les entraînements à 6h du matin, une fois qu’on est réveillées, on est plus prêtes à écouter pour nos cours à huit heures. Ça a une bonne influence sur nos cours. »

Ce à quoi Sabrina Harvey, qui a terminé sa formation universitaire, ajoute :

« Ça m’apportait une meilleure gestion du temps. Gérer mon temps, être au quart de tour tout le temps, ça faisait en sorte que j’étais mieux préparée pour mes cours, j’étais plus active, donc mieux concentrée. »