//Un pavillon pour les cultures autochtones

Un pavillon pour les cultures autochtones

Un nouveau pavillon est sorti de terre sur le campus. Le Pavillon de la culture des peuples autochtones a été inauguré officiellement vendredi dernier. Même si l’édifice est relativement petit, son orchestration a représenté plusieurs mois de démarches et a requis de nombreux acteurs. Regard sur la création du petit nouveau du campus.

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Modélisation du nouveau pavillon Source: Alexandre Simard / Les Maîtres d’oeuvre

La volonté d’intégrer un pavillon destiné aux cultures autochtones existait depuis longtemps à l’UQAC. L’objectif était de rapatrier sous un même toit les instances concernées déjà existantes au sein de l’institution. Son financement, avoisinant les 2,5 millions de dollars, provient de la multinationale Rio Tinto. Cette participation financière n’impose pas de conditions spécifiques à l’UQAC, ni aux occupants de l’édifice.

Une fois le financement acquis, la définition des besoins et des fonctions du lieu a été effectuée. En plus de bureaux, le pavillon comprend une « aire de vie » qui sera investie par les étudiants et les organismes, un centre de documentation, des locaux de production audiovisuelle ainsi que des espaces d’entreposage. Sans oublier les locaux de la halte-garderie qui sera inaugurée à l’automne 2017. Fréderic Desgagné, directeur du Service des immeubles et équipements, explique le choix de l’emplacement du nouvel édifice:

« Il n’y a plus beaucoup d’espace sur le campus. On ne voulait pas situer le pavillon du côté du parc technologique, un secteur qu’on réserve aux sciences appliquées. On avait un très grand intérêt à valoriser l’espace qui est derrière le pavillon principal, et faire une certaine connexion avec son entrée principale. On avait aussi le souhait de valoriser l’espace extérieur. »

Cet aménagement, auquel on a porté une attention particulière, prendra tout son sens au printemps prochain.

Architecture

L’intégration d’un nouveau bâtiment à un parc immobilier déjà existant a représenté certains défis pour l’architecte Alexandre Simard, de la firme Les Maîtres d’œuvre de Chicoutimi. Comme dans une ville, une construction doit tenir compte de l’environnement dans lequel elle sera située.

« C’est un petit pavillon situé à côté d’un énorme édifice. C’était un défi de lui donner une identité propre. C’était important pour nous de retrouver l’horizontalité du pavillon principal tout en respectant la sobriété de l’ensemble des édifices. »

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Plan du rez-de-chaussé Source: Les Maîtres d’Oeuvre, Hovington Gauthier architectes

Le bois et l’aluminium, matériaux déjà omniprésents sur le campus, ont été privilégiés. Si l’architecte a voulu s’inspirer d’éléments naturels, il ne souhaitait pas faire du pavillon un cliché des cultures autochtones. Les lignes brisées et l’aménagement extérieur, fait de valons et de pierres, évoquent le paysage québécois. La présence du bois dans l’édifice, et sa forme globale, peuvent susciter plusieurs lectures.

« On a voulu faire des clins d’œil mais sans aller dans la symbolique autochtone ou dans le cliché. On voulait rester universels et sobres, mettre l’accent surtout ce qu’il y aurait à l’intérieur et sur l’aménagement paysager. »

L’architecte a tenu à ce que les occupants définissent et personnalisent le mobilier et l’usage intérieur. L’aire de vie, large espace vitré illuminant vers l’extérieur, permettra la mise en valeur d’objets culturels.

Pour Alexandre Simard, la collaboration avec l’UQAC s’est avérée être un contexte idéal de création. L’institution possède les services et l’expertise nécessaires à la réalisation sans heurt de projets, petits ou grands.

Notre dossier sur l’inauguration du Pavillon de la culture des peuples autochtones:
Inauguration du Pavillon de la culture des peuples autochtones

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Centres d’amitié autochtone: Combattre la stigmatisation