//Une mignonne escroquerie de Noël

Une mignonne escroquerie de Noël

Critique d’Un Noël de rêve de Sam Mendoti

Par Guillaume Ratté

Chaque hiver signifie de nouveaux films de Noël. Avec le nombre de ces films qui ne fait qu’augmenter, il est difficile d’en trouver des originaux qui sortent du lot. Par contre, certains préfèrent rester dans le scénario traditionnel « mignon-avec-des-petits-chiens » comme c’est le cas du film De l’amour pour Noël. D’autres, comme Un Noël de rêve, utilisent ces succès cinématographiques pour se faire de l’argent facilement…

golden-winterguillaumeratteL’histoire se déroule autour d’Oliver, un garçon dont les parents sont tellement occupés à travailler afin de rendre leur fils heureux qu’ils en oublient de passer du temps avec lui. Se sentant délaissé, il rejoint un groupe de rebelles qui font des crimes pour passer le temps. Ils trouvent refuge dans une maison que les propriétaires viennent de quitter. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que les cinq chiots des anciens propriétaires sont encore à l’intérieur. Ces derniers ont fait ramasser par la fourrière la mère des chiots, mais les petits sont restés par mégarde dans la maison. Oliver tentera de ramener les chiots à leur mère, mais le reste de la bande voudra les vendre afin de se faire de l’argent.

Si on ne fait pas attention, on pourrait penser au départ que c’est un film de Noël ordinaire à petit budget que le producteur voulait réussir du mieux qu’il pouvait. Par contre, on se rend vite compte que le film est fait par le Studio Asylum, spécialisé dans les parodies petits budgets de films populaires. Les effets de la bouche des chiens quand ils parlent sont plutôt horribles, l’acteur d’Oliver semble ne pas avoir d’émotions et les blagues sont vues et revues. C’est pathétique. Pourtant, le film à un certain charme. Les chiots sont mignons. On n’écoute pas le film pour Oliver, mais plutôt pour être sûr que les animaux s’en sortent bien. Ce sont plus les enfants qui adoreront le film, car pour eux, même si c’est un mauvais film, cela reste un film de chiens.

Ce texte a été publié dans Le Griffonnier 116

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