//Maxime Campagna-Lejeune : Un peu plus haut

Maxime Campagna-Lejeune : Un peu plus haut

Originaire de Sept-Îles, Maxime Campagna-Lejeune est un membre recru de l’équipe d’athlétisme des INUK. L’athlète spécialisé en saut en hauteur a connu tout un début de saison comme porteur des couleurs de l’UQAC. Nous avons eu envie de vous le présenter.

Maxime Campagna-Lejeune à Québec, le 3 décembre dernier. Photo: Mathieu Bélanger

Le 3 décembre dernier, l’équipe d’athlétisme saguenéenne se présentait à l’Université Laval pour l’ouverture de la saison de compétitions intérieures. Maxime Campagna-Lejeune est arrivé sur les lieux quelque peu intimidé. Il les a quitté en tant que vainqueur de sa spécialité en sautant au delà de la barre placée à 1m98. Sans oublier d’honorables performances dans d’autres épreuves. Il raconte cette première journée de compétition universitaire.

« Je ne savais pas du tout dans quoi je m’embarquais. Au début j’étais un peu nerveux, je ne savais pas où aller. J’étais petit dans mes culottes, comme on pourrait dire. Quand je suis arrivé à l’épreuve de saut en hauteur, j’y ai juste été avec mon propre feeling. Je n’avais pas besoin de penser à beaucoup de choses. J’y allais à mon rythme, je me sentais bien, je n’avais pas la tête pleine. Quand j’ai vu les marques qui montaient, j’ai eu du mal à réaliser que j’ai fait une hauteur de 1m 98 et que j’avais fait une première place pour une première année. Ça a pris l’après-midi pour me rendre compte que je venais de faire une bonne marque. »

On imagine la tête de ses vis à vis d’universités comme McGill, très fortes dans l’enceinte du stade. Ainsi que la fierté de ses collègues et entraîneurs, l’ensemble de l’équipe ayant surpassé ses objectifs.

Notre entrevue exclusive avec Maxime-Campagna-Lejeune

Le sport comme passion

Agé de 24 ans et finissant au Baccalauréat en Kinésiologie, Campagna-Lejeune a développé depuis tout jeune sa passion pour les sports. Avec sa « clique », comme il dit, il a essayé une foule de sports pour combler les journées. La fraternité se développant dans ces activités sportives a une grande valeur a ses yeux. Encore aujourd’hui, autour de lui, on dit que son mode de vie est indissociable du sport et de la discipline.

Ce n’est pourtant qu’à sa deuxième année à l’UQAC qu’il a découvert l’existence du sport étudiant organisé sur le campus. Après un premier rendez-vous manqué l’année dernière, il a décidé de s’impliquer à la rentrée 2016. Les tests effectués en début de saison étaient prometteurs en vue de plusieurs disciplines. Mais après sa première compétition à Québec, sa marque au saut en hauteur l’a encouragé à se spécialiser dans cette épreuve. Le saut est très technique et propose des défis spécifiques.

« Ce sport exige de la régularité et de la technique. Tu peux avoir la meilleure capacité physique mais si tu n’as pas la régularité tu ne pourras pas augmenter. C’est une épreuve qui demande un effort très court mais précis. Un saut, en dedans de trois secondes, c’est fini. »

En discutant avec l’étudiant athlète, on comprend que la psychologie joue également un rôle important dans la pratique de l’athlétisme. Il essaie de ne pas trop anticiper les compétitions à venir. À son avis, c’est cette anticipation, le désir d’être à la hauteur de sa première compétition qui a nuit à sa performance dans la deuxième, à Sherbrooke à la mi-janvier. Lorsqu’on lui fait remarquer qu’il s’agit tout de même d’une excellente cinquième place, il acquiesce poliment. Mais on sent bien que ça ne satisfait pas Maxime Campagna-Lejeune.

Maxime Campagna-Lejeune à Québec, le 3 décembre dernier. Photo: Mathieu Bélanger
La suite des choses

Même s’il ne souhaite pas trop anticiper, le sauteur pourrait bien être invité à participer à une importante compétition nord-américaine à New-York au début de février. Il a accompli les standards requis pour la participation, mais il doit se joindre temporairement à une équipe qualifiée pour y participer. L’Université McGill pourrait lui offrir cette opportunité d’apprentissage et de se confronter à un niveau compétitif très élevé. Le championnat provincial suivra les 24 et 25 février, sur la piste de l’Université Laval où il a si bien fait. L’équipe enchaînera ensuite le travail en vue de la saison de compétitions extérieures.

La conciliation entre le sport et les études s’avère exigeante pour Maxime Campagna-Lejeune, même si le sport est profondément intégré dans son mode de vie.

« C’est beaucoup de voyagements, entre les cours, les stages et les entraînements. Ça va bien. Par contre en période d’examens, les entraînements sont beaucoup moins bons. Puisque le saut demande beaucoup de concentration, la tête n’a souvent plus de jus dans ces périodes. On ne peut pas faire de miracles, ça demande beaucoup d’énergie. Il faut faire attention au sommeil et à l’alimentation, les deux critères à ne pas négliger, sinon on va se brûler et on va le remarquer à l’entraînement et en compétition. »

Il faut selon lui distinguer les entraînements plus cognitifs de ceux qui sont plus physiques. Si ces derniers permettent un défoulement bénéfique aux activités intellectuelles des études, l’aspect cognitif est plus difficile à concilier.

L’INUK s’impose

Le début de saison remarquable de Maxime Campagna-Lejeune est représentatif de la maturité du sport universitaire à l’UQAC. Après quelques années à mettre sur pied les bases des différents programmes, les INUK récoltent le fruit des efforts de Philippe Gagnon et de son personnel. Dans l’ensemble des disciplines, les athlètes-étudiants de l’UQAC s’imposent comme des adversaires avec lesquels il faudra compter.

L’équipe de volleyball féminin, qui a déjà confirmé sa deuxième place au classement de sa division malgré une équipe en reconstruction, laisse entrevoir de beaux lendemains. Quant au cross-country et à l’athlétisme, l’arrivée de l’ancienne INUK Anne-Marie Fortin comme entraîneure semble insuffler beaucoup d’énergie aux nombreux athlètes. Ceux-ci ont systématiquement dépassé les attentes depuis l’automne. Les équipes de soccer profitent elles aussi de nouveaux entraîneurs en ce début de saison.

En récoltant la reconnaissance, le sport étudiant à l’UQAC gagne également en notoriété, ce qui devrait permettre aux INUK d’intégrer le plus tôt possible les athlètes-étudiants à leurs programmes dès le début de leur formation universitaire.

Découvrez notre portrait de Viviane Harvey, également membre de l’équipe d’athlétisme des INUK