//Harcèlement et violence: Les ressources à l’UQAC

Harcèlement et violence: Les ressources à l’UQAC

Le 16 janvier dernier a eu lieu le lancement du rapport Enquête Sexualité, Sécurité et Interactions en Milieu Universitaire (ESSIMU). Dans ce rapport, nous pouvons observer une présence importante de victimes de violences sexuelles au sein des universités. Il est donc légitime de se demander où se situe l’UQAC par rapport à cela. Marie-Josée Dupéré, parajuriste et responsable du Bureau de réception des plaintes à l’Université du Québec à Chicoutimi, s’est exprimée à ce sujet.

Par Jessica Normandin

Photo: Christopher Campbell / Unsplash.com

Où trouver de l’aide?

Mme Dupéré nous a affirmé que plusieurs ressources sont à la disposition des usagers de l’université. On peut en retrouver certaines sur le site de la campagne de prévention contre les violences sexuelles en milieu universitaire Sans oui c’est non! Cette campagne est une initiative conjointe d’une quinzaine d’établissements universitaires ainsi que des associations étudiantes, dont l’UQAC et le MAGE-UQAC.

Outre les ressources visibles sur cette page, plusieurs autres sont bien présentes au sein de l’établissement :

Structure des ressources au sein de l’UQAC. Source: Marie-Josée Dupéré
Cheminement d’une plainte

Comme le démontre le tableau ci-dessus, le conseil d’administration de l’UQAC a adopté en 2004 la Politique contre le harcèlement et la violence. De cela découlent quatre organismes : les personnes ressources, le Bureau de réception des plaintes, le comité des plaintes ainsi que le comité institutionnel contre le harcèlement et la violence.

Lors d’un cas de harcèlement, qu’il soit sexuel ou non, les personnes ressources apportent du soutien à la présumée victime en plus de la rediriger vers le Bureau de réception des plaintes. Ce dernier se chargera de la renseigner sur les procédures à suivre quant au dépôt de plainte officielle ou concernant le processus de médiation. Elle prendra ensuite, selon le choix de la présumée victime des actions afin d’enclencher le processus souhaité. S’il y a dépôt de plainte officielle, l’agresseur présumé en sera avisé. Ceci fait, la plainte sera transférée au comité des plaintes afin qu’il puisse analyser la situation. Une enquête sera effectuée en fonction des versions que lui apporteront les deux partis. S’en suivra, au besoin, des  recommandations. Chaque cas ne nécessitant pas les mêmes ressources, une victime présumée peut être dirigée vers d’autres instances qui pourront répondre à ses besoins s’il est jugé pertinent de le faire. Le Comité institutionnel, quant à lui, s’occupe de la prévention.

En cas d’urgence, la sécurité peut être demandée et le comité de sécurité se réunira afin de décider des mesures qui devront être prises, conformément à la politique ainsi qu’à la Procédure relative à la sécurité des membres de la communauté universitaire sur le campus adoptées par le comité exécutif. Au besoin, l’agresseur présumé pourrait se voir suspendu de l’université, ne pouvant revenir que sous certaines conditions.

De plus, l’UQAC entreprendra prochainement des collaborations avec des membres de la communauté, dont notamment les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), et cherchera à s’unir avec toutes les ressources qui lui seront nécessaires.

La Politique de l’UQAC contre le harcèlement et la violence

En vigueur depuis 2004, cette politique fait actuellement l’objet d’une révision. L’une des recommandations du rapport Essimu prône l’arrivée d’une loi-cadre uniformisant le traitement de ces situations à travers l’ensemble des universités québécoise. Toutefois, selon Mme Dupéré, une telle mesure ne serait nécessaire que si cette loi respecte les besoins spécifique de chaque établissement. Une loi-cadre pourrait s’avérer inutile si elle ne peut être adaptée à la réalité de chacun des établissements.

 L’évolution de la problématique

Tout comme l’intimidation à une certaine époque, le harcèlement sexuel tend à sortir de l’ombre. On pourrait croire que l’évolution du problème ne concerne que l’arrivée de nouvelles technologies, mais cela va plus loin. Une certaine conscientisation prend forme au sein de notre société ; certains gestes qui n’étaient pas considérés comme du harcèlement autrefois sont désormais vus sous un angle différent. L’importance de la dénonciation est de plus en plus grande. Nous savons que de toutes petites actions peuvent faire de grands ravages. Comme le mentionne Mme Dupéré : «Les violences sexuelles sont de plus en plus connues. C’est de plus en plus dit. Les gens sont de plus en plus sensibilisés. »

Pour plus d’informations, vous pouvez visiter le site internet de la campagne Sans oui, c’est non! où l’on peut retrouver les coordonnées des personnes ressources de l’UQAC.

Ou encore vous adresser au comité contre le harcèlement et la violence de l’UQAC.