//Anne-Marie Fortin: Effet d’entraînement

Anne-Marie Fortin: Effet d’entraînement

Il est rare de faire la rencontre d’une personne aussi déterminée et convaincante qu’Anne-Marie Fortin. L’entraîneuse-chef des équipes d’athlétisme et de cross-country des INUK, entrée en poste à l’automne 2016, récolte les fruits de cette attitude. On lui a en effet confié la direction d’une équipe québécoise en vue d’une importante compétition qui se tiendra à Toronto le 11 février prochain. Nous l’avons rencontrée à quelques jours de son départ pour la métropole ontarienne.

Anne-Marie Fortin en décembre dernier. Photo: Mathieu Bélanger

Le coaching est intimement lié au mode de vie d’Anne-Marie Fortin. Elle-même foncièrement sportive, la jeune femme a toujours eu cette envie d’encadrer, d’aider, d’améliorer les autres.

« Dès l’âge de 15 ans, j’ai commencé à entraîner des plus jeunes. Que ce soit en soccer, en gymnastique ou en athlétisme, j’ai toujours eu cette fibre-là en moi. Tu le sais, tu le sens à tous les jours. Je suis coach dans le sport mais dans la vie également.  J’ai une amie qui va se pencher pour ramasser quelque chose et c’est sûr que je vais corriger son mouvement si elle le fait de la mauvaise manière. Ça fait partie de la vie! »

Diplômée de l’UQAC en kinésiologie, Anne-Marie Fortin a également porté les couleurs des INUK avant de s’impliquer au sein du personnel d’entraîneurs. Son arrivée en tant qu’entraîneuse-chef ne passe pas inaperçue, notamment à travers les résultats en constante progression des athlètes sous sa direction. Son approche positive et empathique semble tirer le meilleur de ses troupes.

« Je ne suis probablement pas l’entraîneuse la plus difficile à vivre. Je suis très à l’écoute de mes athlètes, je trouve ça très important de savoir comment ils vont dans leur vie personnelle, comment ils se sentent au niveau physique et émotif à chaque jour. Oui quand je leur demande de m’en donner, il faut qu’ils me donnent ce que je veux voir. Mais un athlète qui vit des problèmes dans sa vie personnelle ne pourra pas me donner le même effort que lorsqu’il est au sommet de sa forme. Je suis plus à l’écoute, mais je suis capable d’être difficile aussi de temps en temps! »

Notre entrevue avec Anne-Marie Fortin

Anne-Marie Fortin à Toronto

Anne-Marie Fortin a été sélectionnée pour diriger une équipe junior composée de la crème de la relève en athlétisme du Québec. Il s’agit d’un défi différent du travail qu’elle accomplit pour les INUK. Elle sera appelée le week-end prochain, à l’Université York,  à encadrer l’équipe d’entraîneurs, dont certains sont plus expérimentés qu’elle.

« Le Match Québec-Ontario, c’est une compétition pour les 13 à 15 ans. On part avec les meilleurs du Québec et on va affronter les meilleurs de l’Ontario. C’est une expérience dont les athlètes vont se rappeler très longtemps. Ils représentent leur province, ils vont compétitionner à Toronto dans une grande université. C’est une belle et grande expérience. »

À l’oeuvre à Québec le 3 décembre dernier. Photo: Mathieu Bélanger
Objectifs et appartenance

Le premier objectif d’Anne-Marie Fortin en début de saison était de voir s’installer un esprit d’équipe, une appartenance au sein des INUK. Une cible qu’elle a vu se réaliser dès les premières semaines. À ses yeux, ce sont les athlètes qui font l’équipe et sa personnalité, et non le contraire. En ce sens, l’équipe d’athlétisme des INUK répond pleinement aux attentes de l’entraîneuse. Elle a pu, très tôt dans la saison, se concentrer à définir et à atteindre les objectifs personnels de ses protégés.

Pour Anne-Marie Fortin, si les INUK commencent à faire leur nom sur la scène nationale, tout part de l’UQAC, de la perception de l’équipe au sein de l’institution.

« Dans le passé, bien souvent on n’avait pas notre place dans les épreuves. Les INUK étaient perçus comme une petite équipe. En arrivant en poste, c’est clair que ce n’est pas comme ça que je voulais qu’on voit mon équipe. Je veux qu’on voit que mon équipe est composée de gens qui travaillent fort, que c’est des gagnants. Pas nécessairement besoin d’aller sur le podium, mais qu’ils ont une attitude de gagnants. On change la mentalité, mais il faut que ça parte d’ici. On est capables de faire n’importe quoi. Je ne vois pas pourquoi, avec toutes nos infrastructures, on serait moins bons que les autres équipes. »

Fin de saison

Suite à la compétition du 11 février à Toronto, Anne-Marie Fortin se concentrera sur le championnat provincial des compétitions intérieures, qui se tiendra à la fin février à l’Université Laval. D’ici là, elle fera tout en son pouvoir pour maximiser les possibilités de chaque athlète dans sa discipline respective.

Avec des personnalités aussi confiantes et déterminées qu’Anne-Marie Fortin au sein de son personnel, l’organisation des INUK nous promet de beaux jours pour le sport universitaire saguenéen.