//Démocratie en cours

Démocratie en cours

L’UQAC est, ces jours-ci, traversée d’une certaine activité politique. Le MAGE-UQAC tenait aujourd’hui un « débat » en vue des élections qui seront tenues prochainement. La période de vote pour les élections au Conseil exécutif se déroulera en effet du 21 au 27 mars. D’autre part, le référendum d’affiliation nationale à l’Association pour la voix étudiante au Québec (AVEQ) approche lui aussi à grand pas.

Le printemps 2012 semblait promettre de beaux jours au mouvement étudiant. Photo: Courtoisie

Par Stéphane Boivin

Dans ces deux dossiers, la mobilisation et l’implication étudiantes sont au cœur des préoccupations. Les candidat.es aux différents postes du Conseil exécutif, qui ont eu l’occasion de se présenter aujourd’hui, ont tous abordé la nécessité de rejoindre davantage la population étudiante. Si la volonté d’obtenir une meilleure participation à la vie étudiante et aux instances politiques est manifeste, les solutions pour améliorer la situation ne pleuvent pas.

L’adhésion (ou pas) d’une communauté à des actions, à des propositions, reste plutôt mystérieuse. Sont-ce les enjeux qui ne rejoignent pas la population étudiante (affiliation, transports en commun, rémunération des stages, etc)? Est-ce que les moyens de communication doivent être revus? Ou, plus simplement, est-ce que la population étudiante est trop occupée à ses études et à ses préoccupations quotidiennes pour s’intéresser à des causes qui semblent la dépasser?

Selon Kevin Desgagné, vice-président sortant aux Affaires financières et candidat pour le même poste, MAGE-UQAC doit se positionner comme une association novatrice à travers des projets porteurs, tel qu’Accès libre, visant l’amélioration des transports en commun.

« Le MAGE-UQAC a une bonne structure interne. Il faut s’assurer que cette structure ne soit pas trop lourde. Il faut que ce soit simple de s’intégrer à la vie politique. La formation est importante pour acquérir les notions politiques ou syndicales. Dans un projet comme Accès libre, il faut faire en sorte que les gens veuillent embarquer dans le projet, en voient la nécessité mais, en plus, qu’ils se sentent fiers d’avoir un projet qu’on ne retrouve pas ailleurs. »

Malgré quelques candidat.es démontrant une certaine vision et une connaissance des dossiers en cours, on ne peut vraiment parler d’un débat, chacun y allant de son propre discours sur l’importance de l’implication. Ironiquement, près de la moitié de la salle était composée de candidat. Ce qui est plus parlant que bien des paroles.

Perrine Argilès, présidente actuelle du MAGE-UQAC, croit que la politique étudiante est dans un creux de vague suite au printemps 2012. Elle souligne cependant une bonne participation aux élections de son association cette année. Selon elle, l’association a ces dernières années pris conscience du désintérêt du mouvement étudiant. MAGE-UQAC est présentement en train de réévaluer ses moyens de communications. De nouvelles stratégies devraient apparaître au cours du prochain mandat.