//Goon: « smells like dick »

Goon: « smells like dick »

Voilà une phrase du film qui semble en être la clef. En effet, Goon le dernier des durs à cuire est un film sur le hockey avec des coups et de la violence plein des yeux. Il prend l’affiche ce vendredi 17 mars.

Par Amira Ben Rejeb

Seann William Scott incarne un hockeyeur que l’on voudrait voir relégué au passé. Photo: Courtoisie

Doug Glatt reprend sa place dans l’équipe de hockey Halifax Highlanders après une longue absence suite une blessure à l’épaule. Marié, il travaille dans une boite d’assurances où règne la médiocrité. Il n’aime pas son travail mais ne peut le quitter car sa femme ne travaille plus depuis qu’elle est enceinte et il doit subvenir aux besoin de sa petite famille. Un jour, il voit à l’écran le capitaine Anders Cain incompétent et violent qui a mis fin à la carrière de Doug dire » it’s my team ». Il se souvient soudain que sa place est dans cette équipe là.

Gros bémol: la place de la femme enceinte à la maison qui ne joue qu’un rôle secondaire. Le hockey est-il vraiment, comme l’a dit Adib Alkhaledey il y a quelques jours à Tout le monde en parle, un miroir de la société?

C’est grave si la violence y est au premier plan et la place de la femme est celle d’une subalterne qui doit se sacrifier. Et enfin il lui dit « It’s different, you never had a team », insistant sur son incompétence à comprendre sa situation.

Si le machisme pollue la scène sportive, la société, le cinéma, peut-on s’attendre à un vrai changement dans les mentalités? Jusqu’à quand verrons nous ces lignes de démarcation entre le monde masculin, violent, féroce, et le monde féminin qui serait voué à la passivité?