//Ilam le québégalais fera fondre la neige

Ilam le québégalais fera fondre la neige

La révélation Radio-Canada 2016-2017 Ilam sera de la partie pour le Festival Jazz et blues de Saguenay. Le québécois d’origine sénégalaise fait tourner les têtes depuis son arrivée au Québec en 2014. Il se produira ce samedi 8 avril au Sous-Bois.

Blues, afro-folk, soul, touche urbaine pop-rock… ce sont des qualificatifs que l’on prête à la musique d’Ilam. Une chose est certaine, l’artiste a rassemblé une solide équipe de musiciens pour servir les rythmes qu’il propose. Quant à son message et à ses textes, pour la plupart livrés en langage pular, ils appellent à l’ouverture.

« Dans ma musique, le message que j’essaie de passer c’est celui du partage, de la communication, de l’ouverture. Aller vers l’autre. La musique, l’art en général est là pour rassembler les gens. Je sais qu’on vit dans un monde où ce n’est pas facile. C’est pour ça que j’ai intitulé mon album Hope. Parce qu’on a besoin d’espoir. On partage la même terre, on est là pour partager cet amour. Chacun doit aller vers l’autre. »

Notre entrevue avec Ilam

 

La musique d’Ilam est plutôt joyeuse et festive, ce qui ne l’empêche pas d’être engagée. Aux yeux de l’artiste, il est important d’aborder les questions plus difficiles. Les artistes ont un rôle à jouer. Sur Hope, paru en novembre dernier, Ilam reprend la très belle chanson de Gilles Vigneault, J’ai planté un chêne.

« C’est une pièce qui me touche beaucoup. Quand tu viens dans un autre pays, tu dois planter un arbre de paix, de partage. Cette pièce-là me parle. »

Voilà qui confirme l’adage voulant que la musique soit universelle.

« Je me considère un québegalais! Tous les publics sont différents. Quand je joue au Sénégal, le public danse beaucoup, ils comprennent les mots aussi. J’aime aussi beaucoup le public d’ici. C’est un public qui t’écoute, qui sens ce que tu dis même s’il ne comprend pas. »

Ilam ne cache pas qu’il a hâte de découvrir le Saguenay, lui qui a entendu parler de son paysage.

« De toute façon, nous on apporte le soleil. Je reviens de Dakar et j’ai apporté beaucoup de soleil et d’énergie. On va voyager ensemble, c’est clair! »

La Slide guitar à l’honneur

Mercredi soir, le britannique Jack Broadbent présentait une performance impressionnante en solo. Virtuose de cette discipline bien particulière qu’est la slide guitar, l’artiste de renommée mondiale a offert un mélange bien dosé de classiques de blues-rock et de ses propres compositions. Le public composé largement d’authentiques amateurs de blues a semblé se régaler.

Le britannique Jack Broadbent a séduit le public. Photo: André Ouellet /  Festival Jazz et Blues de Saguenay

Avec ses airs de mannequin et son expérience de musicien de rue, Broadbent est comme un poisson dans l’eau dans cette formule solo. Son interaction avec le public s’ajoutait à ses impeccables interprétations mettant en valeur son jeu et son chant. En tout début de tournée, le concert nous a parfois semblé un peu figé, manquant un peu de spontanéité. Ce qui ne nous a pas empêchés de passer une excellente soirée.

Juste en dessous, au restaurant l’Inter, Victor Wainwright a offert l’une de ces performances électrisantes qui font sa renommée. Appuyé par une magnifique section rythmique, le concert de l’américain n’a pas manqué d’électriser le public. Plusieurs étaient venus de loin pour l’événement.

Bandcamp Ilam

Le Festival Jazz et blues de Saguenay se poursuit jusqu’à samedi.