//Philippe Gagnon revient sur l’année des INUK

Philippe Gagnon revient sur l’année des INUK

En cette fin de saison, le responsable des sports universitaires Philippe Gagnon dresse un bilan plutôt positif de l’année des INUK de l’UQAC. Portrait d’une année composée de hauts et de bas.

Philippe Gagnon accueillant Anne-Marie Fortin à la rentrée 2016. Photo: courtoisie

Athlétisme et cross-country

L’équipe de cross-country a ouvert le bal dès le début de la session d’automne. Dirigés pour la première fois par Anne-Marie Fortin, une proche des INUK, les athlètes ont su développer rapidement un esprit d’équipe. Il s’agissait de l’objectif principal des INUK dans ce sport individuel. Le meilleur résultat a été obtenu par l’olympien Léandre Bouchard qui a décroché une 17ième place au niveau provincial. L’ensemble de l’équipe a connu une progression constante qui laisse entrevoir une belle saison 2017-2018.

Plusieurs athlètes impliqués en cross-country ont ensuite poursuivi la saison au sein de la délégation d’athlétisme. Toujours sous la direction dynamique d’Anne-Marie Fortin, les INUK voulaient améliorer leur présence dans l’ensemble des disciplines concernées. Beaucoup d’athlètes venus de sports collectifs ont été invités en début de saison afin de les évaluer et de les orienter vers les différents volets. C’est ainsi que l’équipe composée de plus de 25 athlètes a suscité de belles surprises tout au long de l’année. En ce sens, l’un des moments marquants fut la troisième place de la recrue Maxime Campagna-Lejeune au saut en hauteur, obtenue à l’Université Laval en décembre.

« Ça a été une saison vraiment fantastique, j’oserais même dire trippante! C’est-à-dire que lorsque je débarquais dans les entraînements il y avait une énergie et une fébrilité qu’on retrouvait également en compétition. Mission accomplie pour l’équipe d’athlétisme! »

Volleyball

Du côté du volleyball féminin, les INUK ont rejoint les objectifs fixés en début d’année malgré une équipe en reconstruction, alignant plus de sept recrues. Alors qu’elles avaient remporté le championnat de deuxième division en 2015-2016, les volleyeuses se sont butées aux Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ces dernières ont connu une saison sans défaite qui a relégué l’équipe saguenéenne au second rang. Un résultat somme toute excellent qui correspond aux attentes de la troupe de l’entraîneur Ghyslain Bergeron, qui visait les trois premiers rangs.

Soccer

Les équipes masculines et féminines de soccer ont quant à elles connu beaucoup d’adversité, que ce soit au niveau des performances ou de la logistique. Évoluant en première division, l’équipe féminine, elle aussi en reconstruction, a vécu une saison difficile au niveau des résultats. Son parcours s’est terminé en quart de finale. Malgré les difficultés, Philippe Gagnon affirme que l’équipe a conservé une belle unité. Quant à l’équipe masculine, championne en titre, elle a recueilli une médaille d’argent, s’inclinant face à l’ETS en finale.

« Ça été une super belle année. Quand je dis ça, je regarde le résultat mais de façon très brève. Je regarde surtout l’expérience que les jeunes vont en retirer. Est-ce qu’à l’entraînement ils sont sortis de leur zone de confort? Est-ce qu’ils apprennent des leçons comme la persévérance, le travail d’équipe, l’atteinte d’objectifs, etc. Quand j’observe nos équipes, surtout l’équipe de soccer masculin, je vois qu’ils ont atteint cet objectif-là. »

Notre entrevue avec Philippe Gagnon

Abolition du soccer à l’UQAC

À l’approche de la fin de leur saison, les équipes masculines et féminines de soccer ont appris en mars une bien mauvaise nouvelle, soit l’abolition du programme de soccer. Après la disparition de plusieurs sports au cours des dernières années (badminton, natation, golf, cheerleading), les INUK voient donc leur représentation réduite à 3 équipes (volleyball féminin, athlétisme et cross-country). Pour chacune de ces abolitions, le financement fut en question. La direction des INUK doit se rabattre sur les coupures pour se concentrer sur la pérennité de certains sports.

L’équipe féminine de soccer à l’issue de son tout dernier match, en mars dernier à Québec. Photo: Courtoisie

Philippe Gagnon remarque une grande disparité entre les universités en ce qui a trait aux modes d’opération. Le modèle à l’UQAC est celui de l’autofinancement, alors que d’autres universités investissent dans leurs équipes ou développent des partenariats avec la communauté ou l’entreprise privée.

« Il y a plusieurs modèles. Nous les étudions présentement. On regarde ce qui permettrait à l’UQAC d’avancer, de s’assurer de représenter fièrement notre institution, et de capitaliser sur toutes les forces sportives qu’on a dans la région. Il faut être créatif, trouver des solutions, et nous allons en trouver pour améliorer notre statut et renforcer les services qu’on offre à nos étudiants athlètes. »

Philippe Gagnon parle de l’abolition du programme de soccer

Le responsable des sports universitaires ne ferme pas la porte à un retour des équipes de soccer dans le futur. Un comité d’athlètes s’est formé et compte d’ailleurs militer en ce sens, en collaboration avec la direction. Ce comité, rassemblant l’ensemble des athlètes représentant l’UQAC, veut aussi s’assurer de préserver les équipes restantes.

Pour l’avenir, les INUK veulent continuer à collaborer avec le milieu sportif régional, que ce soit au niveau civil ou collégial. L’organisation compte également accroître l’intégration des ressources académiques de l’UQAC à ses activités, par exemple en permettant aux étudiant.es en physiothérapie de traiter les athlètes blessés.

Ayant lui-même pratiqué la natation au niveau para-olympique et accompagné les délégations canadiennes olympiques, Philippe Gagnon n’annonce pas ces coupures de gaieté de cœur.

« Je suis un passionné de sport, j’ai un ADN de sportif. Mais on a une réalité dans la région où l’on doit s’assurer de bien faire les choses. On n’a pas un bassin comparable aux grandes villes. Il faut donc s’assurer que nous utilisons nos ressources et nos énergies à faire fleurir ce qui se fait déjà dans la région, et d’aligner notre travail avec la communauté. Je suis là pour bâtir, et je suis sûr qu’on va trouver des solutions dans le futur. »