//Diogène ébranle le genre humain

Diogène ébranle le genre humain

C’est reparti! Le clown noir Diogène, alias Martin Giguère, présente une nouvelle série de représentations de son spectacle solo Les lectures de Diogène. Cette série qui se terminera le samedi 13 mai sera suivie, la semaine prochaine, des représentations du Conte bancaire de Piedestal, présenté du 16 au 21 mai.

Diogène, alias l’auteur Martin Giguère. Photo: Patrick SImard le Photographiste

Ces spectacles solos des fameux clowns du Théâtre du Faux-Coffre se veulent à l’image des personnages qui les animent.  On connaît Diogène, l’intellectuel verbeux du groupe, et son incroyable sens de l’absurde et de l’improvisation. Dans le cadre de ces lectures, Diogène peut s’en donner à cœur joie dans un contexte qui lui permet de se déployer à volonté. Un contexte inspiré des spectacles littéraires du comédien français Fabrice Luchini, une référence assumée par le créateur.

Dans ce spectacle, Diogène nous présente une œuvre littéraire qui, assure-t-il, révolutionne la littérature et ébranle le cours du genre humain. Il s’agit de l’œuvre Une minute à vivre, un court roman écrit en 1988 par un prodige de neuf ans: Martin Giguère.

Nous sommes ainsi entraînés dans  une rocambolesque histoire policière mettant en vedette madame Paper et une galerie de personnages loufoques. Seul en scène, Diogène navigue entre le jeu absurde, l’anecdote captivante et une pseudo-analyse littéraire servant surtout à nous faire rire. Et on rit beaucoup entre ses références cultivées et ses blagues scatologiques.

Des reprises attendues

Les deux spectacles solos que présente le Théâtre du Faux-Coffre en ce mois de mai ne sont pas nouveaux. Ils ont été créés autour de l’année 2010 et certains, dont Les lectures de Diogène,  ont été repris depuis sur plusieurs scènes. Si ces reprises permettent à plusieurs de découvrir les univers déjantés de chacun des personnages, ils attirent aussi des spectateurs qui y reviennent plus d’une fois. Ce qui est un gage incontestable de qualité. Les lectures sont en ce sens une sorte de Broue saguenéen. Aucune salle ne reste indifférente à l’humour bien particulier de la compagnie. Sur scène, Martin Giguère est énergique, à l’affût, toujours prêt à réagir aux spectateurs. Ceci lui permet d’installer très rapidement une grande complicité avec le public, qu’il exploite intelligemment tout au long de ce solo de près de deux heures.

Quant au Conte bancaire de Piedestal, qui suivra Les lectures de Diogène, il s’agit d’un spectacle mettant en vedette Pascal Rioux et son attachant personnage. La pièce n’a pas été jouée depuis sa création il y a sept ans. Il faut donc en profiter pour la découvrir ou la redécouvrir, le temps que quatre représentations à la Salle Murdock du Centre des arts et de la culture de Chicoutimi.

Les lectures de Diogène et Le conte bancaire de Piedestal, jusqu’au 21 mai