//La rentrée à l’œuvre de l’autre

La rentrée à l’œuvre de l’autre

C’est devenu une tradition de la rentrée universitaire : l’œuvre de l’autre, la galerie d’art de l’UQAC, présente l’exposition Un pari sur l’imaginaire, rassemblant des œuvres marquantes de l’année précédente créées par les étudiant.es inscrits au Baccalauréat interdisciplinaire en arts.

Par Stéphane Boivin

Détail de Trapped not trapped, une oeuvre vidéographique de Camille-Laurence Larouche

Comme il s’agit d’une exposition collective réalisée en vue de contextes variés, Un pari sur l’imaginaire propose une grande diversité de médiums et d’esthétiques. C’est indéniablement une richesse permettant à chacun.e d’y trouver son compte. Difficile cependant d’appréhender le tout dans sa globalité.

L’édition 2017 de l’exposition comprend ainsi beaucoup de photographie, de la vidéo, des installations, en plus d’œuvres d’art visuel et numérique.

Après une visite des plus subjectives, certaines œuvres ont davantage attiré notre attention. C’est le cas d’une œuvre d’illustration et de techniques mixtes réalisée par Charlotte Gosselin. À travers le collage, le dessin et un travail de recyclage, l’artiste réussi à transmettre une anxiété, un sentiment de solitude en parfaite adéquation avec son sujet.

Détail de l’oeuvre Sans titre de Charlotte Gosselin

Camille-Laurence Larouche présente quant à elle une vidéo installative exploitant également la musique, ce qui lui prête une dimension proche du vidéoclip, en plus d’un travail textile qui vient texturer l’image. Juste assez troublant, ce travail n’est pas sans rappeler celui de Maya Deren, pionnière du film expérimental. La dimension féministe et technologique de l’œuvre l’inscrit toutefois bien loin d’une quelconque nostalgie esthétique.

Les Cycles du bruit, une œuvre numérique conçue par Marie Colin, est proche du gif animé. Fascinante par la jonction qu’elle opère entre technologie et beauté, l’œuvre est toutefois quelque peu dénaturée dans un contexte de galerie où elle est confinée à un ordinateur, loin d’une relation intime avec son spectateur.

Enfin, l’exposition comprend l’installation illustrant l’agenda scolaire de cette année, Contre ventre et marées, de Ninon Jamet. Présenté dans la pénombre de la salle de répétition du Pavillon des arts, le dispositif happe le spectateur avec beaucoup de douceur et de simplicité. C’est un passage obligé pour tous les visiteurs de l’exposition.

D’autres œuvres attireront l’œil d’autres regardeurs… Ça vaut donc vraiment la peine de faire le saut du côté du Pavillon des arts pour découvrir celles qui vous toucheront. Un pari sur l’imaginaire se poursuit jusqu’au 20 septembre.

La Galerie l’œuvre de l’autre proposera ensuite l’exposition de fin de maîtrise de Natalia Ardila-Torres, designer d’origine colombienne.

Un pari sur l’imaginaire 2017 – jusqu’au 20 septembre