//Le point sur les travaux

Le point sur les travaux

Difficile de ne pas le remarquer : le campus de l’UQAC  abrite actuellement plusieurs chantiers. Afin de faire le point sur ces travaux, nous avons rencontré Frédéric Desgagné, directeur du Service des immeubles et équipements (SIE).

Par Stéphane Boivin

Modélisation de la future entrée principale. Photo: Courtoisie

Véritable petite ville en constante évolution, le campus rassemble plusieurs projets simultanés dans son développement. Il revient au SIE de coordonner l’aspect des infrastructures. Pour ce faire, le service planifie l’ensemble de ses activités sur des plages de 5 à 10 ans.

Le SIE doit jongler avec les priorités imposées par trois volets de sa mission. Aux exigences d’entretien général et régulier du campus s’ajoutent les besoins académiques et les rénovations ponctuelles d’équipements désuets.

Même si le service privilégie l’été pour effectuer les travaux les plus invasifs, la belle saison comprend ses contraintes. En effet, la période où la communauté étudiante est réellement absente est limitée. Il faut aussi prendre en compte les vacances de la construction qui limitent la marge de manœuvre en période estivale.

Ces contraintes, en plus de la nécessité de privilégier les espaces académiques en vue de la rentrée, expliquent que certains projets d’envergure, comme la réfection de l’entrée principale de l’UQAC,  empiètent sur la session d’automne et sont actuellement en cours. Les espaces intérieurs sont priorisés afin de minimiser l’impact sur les activités d’enseignement. Autant de défis logistiques pour l’équipe du SIE.

Notre entrevue avec Frédéric Desgagné, directeur du Service des immeubles et équipements

Entretien

Malgré une enveloppe budgétaire limitée, le service s’assure que les immeubles et les équipements ne se détériorent pas. Sur cet indice du degré de vétusté,  l’UQAC se positionne fort bien. En effet, une étude rendue publique par Radio-Canada en octobre dernier plaçait l’institution saguenéenne en tête de liste quant à la qualité de ses installations.

La réfection des toitures débute dès la fonte des neiges et est effectuée par secteurs. Le cycle tire à sa fin, les derniers travaux concernant la toiture étant prévus au printemps prochain.

Installations académiques

Plusieurs équipements académiques ont été rafraîchis ces derniers mois. D’autres encore sont sur le point de l’être. Parmi ces projets, les laboratoires des sciences appliquées ont été refaits cet été. Ces espaces étaient presqu’aussi anciens que le pavillon principal bâti au tournant des années 1960. La demande pour ce type d’installation est croissante à l’UQAC, notamment grâce à la présence d’étudiant.es internationaux inscrit.es aux cycles supérieurs.

Le deuxième étage du pavillon principal, du côté est, a connu une profonde cure de rajeunissement afin d’accueillir les nouveaux laboratoires de sciences appliquées, d’informatique et de génie. Ce qui fût jadis la reprographie de l’UQAC a été transformé en  une « super-classe » d’informatique. Par ailleurs, la plomberie des laboratoires situés au-dessus de ces locaux, au troisième étage, a également été refaite. Les travaux dans ce secteur ont respecté un échéancier serré et résultent en une esthétique d’inspiration industrielle qui s’éloigne de l’ensemble de l’établissement. C’est un choix volontaire afin de souligner la vocation technologique de ce secteur.

Quant au pavillon Alphonse-Desjardins, un laboratoire d’orthopédagogie ainsi qu’une clinique de kinésiologie ont été créés.

Transport collectif

La construction d’un terminal de la STS dans le stationnement du côté ouest est un premier pas d’un plan ambitieux visant à favoriser le transport en commun auprès de la communauté universitaire. Cet équipement permet également de délester le côté est pendant la durée des travaux de l’entrée principale. Même si quelques cinquante espaces de stationnement ont été sacrifiées, Fréderic Desgagné croit que la mesure est bien perçue :

« Je m’attendais à avoir plus d’échos négatifs, ou peut-être ne se sont-ils pas rendus jusqu’à moi. Mais je pense que les gens sont bien conscients qu’on est en train de basculer dans une nouvelle dimension en termes de transport et de façon de se déplacer. Cette station est un premier jalon dans un projet qui devrait intéresser la communauté universitaire, qui va arriver ultérieurement et qui devrait être très intéressant. »

L’impact du terminal sera évalué pendant deux ans avant le développement de nouvelles installations.

Les grands travaux

Mais le chantier le plus visible est sans aucun doute celui de l’entrée principale. Frédéric Desgagné explique les raisons qui ont rendu ce projet nécessaire :

« D’abord, les portes étaient plus qu’à bout d’âge. Elles devaient être remplacées. On avait également une mise aux normes à faire pour la rendre conforme au niveau de l’évacuation. Enfin, on en a profité pour redonner ses lettres de noblesse à l’entrée principale. Avec l’apparition de nouvelles bâtisses sur le campus on avait un peu perdu de vue qu’il s’agissait de l’entrée principale. »

Les visiteurs et les personnes découvrant le campus avaient en effet tendance à se diriger vers le pavillon Alphonse-Desjardins alors que l’ensemble des services se situe plutôt du côté du pavillon principal.

Les fondations de la large verrière cubique sont en cours de construction et la structure a commencé à s’élever. Ces travaux devraient se terminer en novembre et auront représenté un investissement de 800 000$.

Enfin, le pavillon sportif n’est pas en reste dans ce vaste cycle de réfection. L’entière surface de la piste de course et du stade intérieur est remplacée. Cet équipement n’avait pas été refait depuis les jeux du Canada en 1983. Devenue irrégulière, la surface posait des problèmes pour la pratique de certaines activités, dont le tennis. Par ailleurs, bien enfouies sous la piste, on retrouvait des vestiges des épreuves d’athlétisme des jeux de 1983 telles que des trappes de sable. Inutilisées et inaccessibles depuis cette époque, ces trappes sont comblées et seront recouvertes par une surface neuve.