//La blockchain, une révolution technologique

La blockchain, une révolution technologique

J’ai découvert la technologie blockchain il y a plusieurs mois par l’entremise d’une entreprise internationale qui, en plus d’être une académie d’éducation financière, a développé sa propre crypto-monnaie basée sur la technologie blockchain. Cet article a pour but de faire connaître cette technologie qui fera peut-être partie intégrante de l’avenir.

Par Jean-François Lavigne

Source: https://www.mojix.com/wp-content/uploads/2017/08/blockchain08.jpg
Tout d’abord, qu’est-ce que la crypto-monnaie?

C’est une monnaie électronique sur un réseau informatique pair à pair qui, basé sur les principes de la cryptographie, sert à valider des transactions instantanées à des coûts minimes et sans organe central de contrôle comme c’est le cas pour une banque.

La valeur d’une crypto-monnaie dépend de l’offre et de la demande. Elle est donc souvent comparée à l’or et, par conséquent, on l’appelle communément « or virtuel ». Plus une crypto-monnaie est utilisée, plus sa demande et sa valeur augmentent. La technologie blockchain est l’outil qui a permis de fabriquer la première monnaie virtuelle.

En se basant sur le principe du web, la blockchain est un registre qui permet de certifier et authentifier tout échange et toute transaction financière, et ce, sans passer par un tiers de confiance. C’est aussi une base de données décentralisée qui comporte l’historique de toutes les transactions effectuées depuis le début de sa création.

Les origines de la blockchain

En octobre 2008, Satoshi Nakamoto – nom fictif pris par une personne ou un groupe de personnes dont l’identité reste encore inconnue aujourd’hui –publie son livre Bitcoin : A Peer-to-Peer Electronic Cash System, dans lequel il propose une nouvelle forme de monnaie digitale, le Bitcoin. Celle-ci est fondée par un protocole nouveau, celui d’une chaîne de blocs ou blockchain, qui consiste en un système de vérification décentralisé. Le Bitcoin ne relève plus d’une autorité centralisée, mais d’une relation dite « pair à pair », c’est-à-dire d’un réseau informatique dont les participants se sont affranchis d’un serveur central.

Mais comment fonctionne la blockchain?

Elle dépend d’un algorithme qui permet de vérifier et d’authentifier toute forme de documents (par exemple des titres de propriété, des votes, des actions, etc.) avant de décider de les enregistrer. Une fois validées, les données se regroupent en blocs puis rejoignent le réseau. Cependant, si elles ne sont pas validées, l’opération est annulée. Une simple irrégularité peut entraîner une non-validation, rendant ainsi le système de la blockchain fiable et futuriste. Le grand livre de la chaîne de blocs peut suivre et tracer n’importe quel objet de valeur. Par exemple, un bijou serait tracé à partir de l’échantillon de matière première qui a été utilisé pour le fabriquer – dans ce cas l’or ou l’argent – ainsi qu’à partir de toutes les étapes de sa création en usine jusqu’à la livraison au domicile du client. Il a été créé pour lutter contre la fraude, la duplicité et la falsification.

La chaîne de blocs présente de nombreux avantages financiers puisqu’elle permet de réduire les frais liés aux transactions bancaires et même de supprimer les banques comme tiers de confiance. Outre les paiements numériques, cette technologie peut servir au transfert d’autres actifs, par exemple des titres, des obligations, des actions, des droits de vote, etc. Par ailleurs, les mécanismes de chiffrement et de calcul mathématique qui se retrouvent derrière la chaîne de blocs sont éprouvés depuis des dizaines d’années.

Finalement, la transparence du système et son architecture décentralisée lui confèrent un potentiel d’applications qui dépasse la sphère financière.

Tout porte à penser que l’on est au début d’une révolution numérique et financière. En effet, on est aujourd’hui devant la technologie blockchain comme on l’était devant internet il y a trente ans.