//Le magasinage en ligne : plus écolo?

Le magasinage en ligne : plus écolo?

À l’approche des Fêtes et l’arrivée du temps froid, vous est-il venu à l’idée de faire vos emplettes de Noël à partir de votre allié électronique, chocolat chaud à la main et pantoufles aux pieds?

Par Laura Landry

Photo: Pexels.com

Le magasinage en ligne attire de plus en plus de consommateurs, par sa simplicité et son efficacité. Du bout des doigts, il est possible de préparer les listes de Noël de toute la famille et de cliquer « Passer la commande ».

Afin de se donner bonne conscience face au fait que nous encourageons moins les commerçants locaux avec nos habitudes d’achat, on peut tenter de se consoler en se disant que nous diminuons nos déplacements puisque parfois, trouver l’objet idéal peut exiger plusieurs arrêts et plusieurs kilomètres.

Les commerces en ligne ont besoin de moins d’espaces de stationnement, moins d’espace de présentation et d’éclairage. À long terme, cela pourrait représenter une diminution des espaces bétonnés, des commerces physiques et moins de congestion sur les artères commerciales.

Tout n’est pas rose cependant dans cette nouvelle façon d’acheter. Selon des études récentes[1], l’achat en ligne inciterait à des achats plus impulsifs, donc à plus de retours; ainsi, le transport d’un seul article (au lieu de plusieurs boîtes) augmente l’utilisation du mode de transport des plus polluants : les avions. De plus, les camions de livraison ont significativement augmenté leur kilométrage.

Le magasinage en ligne est plus écologique, si les déplacements évités pour les achats ne sont pas remplacés par d’autres déplacements; or cette étude qui se déroule sur plusieurs années démontre que le temps économisé grâce aux achats en ligne est utilisé pour se déplacer vers ses loisirs : aller au restaurant ou au cinéma par exemple. Pour le moment, acheter sur le web n’est pas plus écolo, mais ça sert à augmenter le temps que l’on consacre pour les loisirs.

Reste à voir l’importance que prendra l’achat en ligne dans les prochaines années, tout est encore en transformation. Mais avec un potentiel déclin des achats en magasin, peut-être verrons-nous ces énormes stationnements de centres d’achats transformés en grands parcs verts et fleuris?

[1] Impacts of home shopping on vehicle operations and greenhouse gas emissions: multi-year regional study