//Arrivée du Père Noël à l’UQAC

Arrivée du Père Noël à l’UQAC

Ce lundi 18 décembre 2017, le Père Noël est arrivé à l’UQAC. Exceptionnellement, il n’était pas vêtu de son traditionnel habit rouge mais bien d’un costume trois pièces agrémenté d’une épinglette de l’Assemblée nationale. Mais c’était bel et bien ce bon vieux Papa Noël, rouge par en dedans : bien portant, barbe et cheveux blancs, les mains pleines de promesses et de cadeaux.

Par Stéphane Boivin

Passé maître dans l’art d’utiliser les organes de presse à des fins publicitaires, le Père Couillard était l’invité du Cercle de presse. Officiellement, il y était pour répondre aux questions des journalistes sur la fin de la session parlementaire de l’automne ou encore sur les élections provinciales qui se tiendront en 2018.

Derrière son léger strabisme, contemplant le vide avec conviction, et accompagné de son lutin baieriverain le petit Serge, le Père Couillard a longuement pris la parole pour exprimer à quel point lui et ses lutins font du bon travail.

Crédit d’impôt par ci, sommet économique par là, le Père Couillard nous a fait comprendre l’esprit de partage et de communion qui teinte tous les gestes posés par son équipe afin de faire avancer le Québec. Mais ce n’est pas tout : nous avons pu apprendre que plusieurs bonnes nouvelles s’en viennent pour la région dans les prochaines semaines. Ça tombe bien puisque d’ici Noël prochain, il devra remporter le concours de popularité du meilleur Papa Noël. Un concours parsemé d’embûches où les Bonhommes Sept-heures de l’opposition tenteront de ternir le dévouement désintéressé de l’équipe rouge.

« Pas de cadeaux »

Le Père Couillard est si magnanime qu’il refuse que l’on utilise le mot « cadeau » pour parler de ses largesses. Bien sûr, il débite sa liste de monsieur généreux et compétent, écrite à la hâte au crayon feutre sur une feuille blanche. Une sorte de revue de presse élogieuse pour ses bonnes œuvres. Mais ne lui parlez pas de cadeaux!

« On parle de 1200$ dans les poches des gens. Quand on me dit que c’est un cadeau, je dis : « Non! Ce n’est pas un cadeau! C’est un retour au citoyen de l’effort collectif qu’on a fait ». Un cadeau, c’est quelque chose qui m’appartient et que je vous donne. L’argent des citoyens, nous autres au gouvernement, on n’a pas besoin de tout ça, on peut faire beaucoup avec ce qu’on a. Alors on en redonne aux citoyens. C’est le contraire d’un cadeau. C’est un dividende mérité par la population. »

Vraiment, le Père Couillard est généreux de ce dont il n’a pas besoin et de ce qui ne lui appartient pas. Grâce à l’effort collectif de ses lutins et de la population, il a pu détricotter un filet social dont les bouts de fils lui permettent aujourd’hui d’offrir des dividendes, et non pas des cadeaux, à ses ouailles. J’espère que vous l’aurez compris: avec ces bouts de fils, nous pourrons tisser cette couverture usée mais tellement confortable qui recouvrira notre esprit critique.

Avant de repartir vers les hautes sphères du service public, Le Père Couillard a pris le temps de se faire photographier aux côtés d’une gigantesque machinerie, symbole du progrès et du développement. Il a ensuite rapatrié ses rennes, vêtus des larges imperméables sombres fournis d’ordinaire aux enquêteurs de la Sûreté du Québec, et s’est envolé vers de nouveaux sommets en échappant un tonitruant « Ho! Ho! Ho »!

« Ho! Ho! Ho! »

Joyeux Noël, Père Couillard. Merci de nous avoir fait une place dans ton agenda bien rempli et surtout de réchauffer nos petits cœurs impuissants à la veille de ta ré-élection.