//Karine Côté tisse des liens virtuels

Karine Côté tisse des liens virtuels

La Galerie l’œuvre de l’Autre accueille l’exposition Mes tissages, dépaysements et rencontres de Karine Côté du 17 janvier au 8 février 2018. Une critique de la complexité des relations humaines qui se tissent en cette époque où le virtuel prend une place considérable dans nos vies.

Photo: CEUC

Par Jessica Normandin

Diplômée à la maîtrise en arts de l’UQAC, Karine Côté s’implique grandement au milieu artistique régional en tant que médiatrice culturelle.

Travaillant beaucoup avec les technologies, l’artiste observe et analyse les rapports entre l’humain et le virtuel. Outils récurrents de notre quotidien, les médias sociaux deviennent une norme en matière de communication grâce à leur rapidité et leur efficacité, malgré la distance de notre interlocuteur.

Le paradoxe du virtuel

Derrière les œuvres de Karine Côté se cache tout une réflexion par rapport à l’impact sociétal qu’emmène l’utilisation quotidienne du numérique. Notamment en ce qui concerne les phénomènes de la mobilité et de l’immobilité. Être actif, tout en étant physiquement inactif. Rejoindre quelqu’un se fait à présent sans même avoir à se déplacer. Ce qui emmène le paradoxe d’être près de l’autre, tout en étant loin.

 « Ayant toujours été sensible aux paradoxes, c’est une manière d’évoquer les nuances possibles qui s’imbriquent naturellement et subtilement, mais dorénavant très intégrées dans nos vies. »

S’inspirant du surréalisme, les œuvres présentées par l’artiste exposent avec force ce paradoxe. Notamment une toile de tissu, où on peut observer des points blancs sur un fond bleu foncée, s’apparentant à une constellation étoilée. Tous sont ensemble, mais aucun n’est lié. D’ailleurs, les tissus et les fils sont des matériaux utilisés dans plusieurs œuvres de l’exposition.

Détail de l’exposition « Mes tissages » de Karine Côté. Photo: CEUC

Nous pourrions également faire mention des miroirs sur lesquelles ont été collées des images emblématiques de certains endroits célèbres dans le monde, comme la Tour Eiffel. Au bas de ces images, on a découpé la forme d’un buste, nous permettant ainsi d’y voir notre reflet, symbolisant ici le voyage par procuration, le voyage par le biais d’une image.

Sans prétendre être détentrice de la vérité, Karine Côté espère, par cette critique, emmener les gens à réfléchir quant aux impacts de la technologie sur leur vie, mais aussi sur les paradoxes qu’elle crée.

Karine Côté: Mes tissages – Dépaysements et rencontres – Jusqu’au 8 février à la Galerie l’oeuvre de l’Autre