//Accès libre : l’UQAC courtise les propriétaires de véhicules

Accès libre : l’UQAC courtise les propriétaires de véhicules

L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) propose une mesure avantageuse aux propriétaires de véhicules qui seront appelés à voter pour ou contre l’instauration d’un Frais institutionnel obligatoire (FIO) en lien avec le projet Accès libre.

Par Stéphane Boivin

Photo: CEUC

Alors que s’amorcent les dernières semaines avant le vote de la mi-février concernant la cotisation de quarante dollars par session pour un accès universel au transport en commun à Saguenay, l’institution saguenéenne évoque la réduction du coût des vignettes de stationnement advenant un résultat positif.

Ainsi, si la communauté étudiante s’exprime en faveur du FIO, la vignette de stationnement annuelle étudiante de jour verrait son coût réduit de trente dollars. Pour la vignette de session, le rabais serait de quinze dollars.

L’UQAC affiche ainsi un appui concret à  Accès libre en plus de répondre à l’argument principal de l’opposition au projet. En effet, avec cette mesure concernant le stationnement, l’UQAC amortirait en quelque sorte le FIO de quarante dollars qui serait appliqué aux propriétaires de véhicules comme aux utilisateurs des transports en commun. L’impact du FIO sur ceux et celles qui ne se déplacent qu’en voiture serait ainsi minimisé.

Cette annonce réjouit Matthieu Cox, président du MAGE-UQAC.

« C’est une réelle preuve de l’engagement de notre université  pour appuyer la vision de la communauté étudiante de l’UQAC. Depuis les tous débuts d’Accès Libre, le MAGE-UQAC et l’UQAC collaborent de près avec la STS afin d’offrir la meilleure proposition de mobilité durable jamais faite aux étudiantes et étudiants universitaires de la région. »

Advenant une réponse positive à la consultation de février, la vignette de stationnement annuelle étudiante passerait donc de 212 à 182 dollars alors que la vignette à la session passerait de 118 à 103 dollars.

Lors du lancement officiel d’Accès libre le 10 janvier dernier, la rectrice Nicole Bouchard avait affirmé que l’institution n’userait pas de coercition pour pousser la communauté à voter oui, misant plutôt sur les « valeurs communes ». En proposant l’allègement des frais de stationnement, l’institution mise sur l’aspect financier pour adoucir les résistances éventuelles.