//Nouvelle offensive contre les violences sexuelles à l’UQAC

Nouvelle offensive contre les violences sexuelles à l’UQAC

Lundi 22 janvier, l’UQAC et le MAGE-UQAC lançaient conjointement une nouvelle phase de l’incarnation locale de la campagne Sans oui c’est non. Investies depuis 2015 au sein de la campagne, les deux organisations ont souhaité donner une couleur locale à ce mouvement national contre les violences  à caractère sexuel au sein des institutions d’enseignement.

Par Stéphane Boivin

« À l’UQAC, personne n’est indifférent devant les violences à caractère sexuel. » C’est la phrase clé qu’on a souhaité associer à cette nouvelle offensive. En plus de réaffirmer leur engagement pour un milieu exempt de violences et de meilleurs mécanismes d’accueil des victimes, l’UQAC et le MAGE-UQAC ont réalisé un nouvel outil de sensibilisation.

Sous forme d’entrevues et de témoignages de la part de membres de la communauté étudiante et du personnel, cette vidéo de près de quinze minutes sera déclinée en capsules sur les réseaux sociaux. Les intervenant.es ont été invité.es à s’exprimer autour du consentement, de la banalisation des violences à caractère sexuel, de l’importance de témoins actifs et des conséquences sur le parcours des victimes.

« On trouvait important de s’approprier cette campagne-là pour l’UQAC », affirme Simon Trépanier, Vice-président aux Affaires institutionnelles du MAGE-UQAC et membre de l’équipe de réalisation du documentaire. « On voulait que ce soit des gens d’ici, qui parlent d’événements qu’on vit ici et qu’on puisse voir que personne à l’UQAC n’est indifférent devant les violences à caractère sexuel. »

En plus de lancement de cette vidéo, des formations étaient offertes au personnel ainsi qu’à la communauté étudiante. Dispensées par la sexologue Isabelle Laforêt au nom de Sans oui c’est non, ces formations abordaient les notions de consentement, de culture du viol et le rôle de témoin actif.

Adapter les ressources

Dans la foulée du rapport Essimu et de nombreux événements survenus au cours des années sur les campus de la province, le gouvernement n’a eu d’autre choix que de se pencher sur la question des violences sexuelles. Plusieurs démarches ont été soutenues ces derniers mois par la Ministre responsable de l’enseignement supérieur Hélène David, en collaboration avec le milieu.

Le projet de loi 151, adopté en décembre dernier, est le fruit de ces démarches. Cette législation vise à encadrer les mesures adoptées par les différentes institutions contre les violences à caractère sexuel. Les universités sont en quelque sorte appelées à se mettre à se mettre à niveau suite à la fulgurante explosion de cette problématique dans l’espace public.

Une politique contre le harcèlement a été adoptée en 2004 à l’UQAC. La page dédiée à la question proposait jusqu’à tout récemment une série de capsules tournées en 2005-2006. La vidéo À l’UQAC, personne n’est indifférent à devant les violences à caractère sexuel, lancée cette semaine, est venu remplacer ces anciennes capsules, qui misaient plutôt sur la reconstitution dramatique.

Plusieurs mécanismes et ressources existent à l’UQAC, tout comme au Baruqac, qui a mis en place des stratégies afin d’offrir un environnement plus sécuritaire sur le campus, comme l’Angelot ou la présence d’une travailleuse de milieu.

Pour de l’information ou de l’aide :

http://www.uqac.ca/harcelement/