//L’UQAC dévoile son cursus en communication

L’UQAC dévoile son cursus en communication

L’Université du Québec à Chicoutimi a levé un coin du voile sur la formation en communications qu’elle offrira dès l’automne prochain. Le Baccalauréat en communication interculturelle et médiatique proposera une approche plutôt novatrice au Québec et accueillera à sa première année quatre-vingt-dix inscriptions.

Par Stéphane Boivin

Photo: Kym Ellis / Unsplash.com

Par le biais d’une vidéo en directe sur Facebook, le professeur Jorge Frozzini a présenté les grands axes qui composeront ce cursus de trois ans. Le développement du nouveau Baccalauréat s’est organisé autour de réalités relativement nouvelles et mouvantes, soit celles des médias émergents et de la communication interculturelle. Selon monsieur Frozzini, ces deux dimensions répondent à des manques et à des besoins identifiés dans notre société.

« Ce bac est une exclusivité. Il répond à deux besoins sociaux majeurs que nous sommes en train d’observer depuis un certain temps et qui s’accélèrent avec le temps : la question des médias émergents, les nouvelles technologies, et aussi toute la question de la diversité ethnique de la population. »

Les concepteurs de la formation ont étudié l’offre canadienne des programmes en communication afin d’identifier les manques et de définir la nature de la formation qui sera offerte à l’UQAC. Si les médias émergents font déjà l’objet de cursus universitaires, l’aspect de la communication interculturelle n’était jusqu’ici pas encore abordée au premier cycle. Par ailleurs, les deux dimensions seront étudiées en complémentarité, ce qui est également un aspect unique du cursus.

La composition du baccalauréat

Les dimensions des médias émergents et de la communication interculturelle composeront respectivement des concentrations au sein du baccalauréat. Un tronc commun de quinze cours rassemblera, en plus de nouveaux cours de communication, certains cours déjà offerts en sociologie, en science politique ou encore en linguistique.

Le programme proposera également un accent particulier sur l’apprentissage des langues ainsi que sur les dimensions culturelles et éthiques. Le Baccalauréat en communication interculturelle et médiatique ne sera pas une formation de nature technique, comme le précise Jorge Frozzini :

« Ce n’est pas l’aspect technique qui sera développé, à part quelques cours ici et là pour en donner un aperçu. C’est plutôt la question de l’analyse, la compréhension des phénomènes. C’est ce qui manque, ce qu’on a observé et c’est aussi ce que les gens des médias nous ont dit : il manque une formation axée sur l’analyse, la compréhension, voir les implications sociales de ces outils-là. Comment les gens les utilisent, se les approprient, et à long terme voir ce qu’on peut ou ne peut pas faire avec. »

Les cours aborderont de nombreuses problématiques. Par exemple, le professeur Frozzini a évoqué l’utilisation des médias émergents par les diasporas, les hackers et les lanceurs d’alerte ou encore les techniques et les compétences interculturelles.

Le programme comprendra la possibilité d’effectuer des stages ou encore des échanges avec  des institutions étrangères, à partir de la cinquième session de formation.

À qui s’adresse le cursus?

Les métiers de la communication sont nombreux, ses applications variées. Le nouveau baccalauréat qui sera offert à l’UQAC s’adresse donc à de nombreux profils. Il peut également représenter une occasion de formation complémentaire pour des gens issus d’autres horizons.

La première année du cursus sera offerte à temps complet exclusivement. Les années subséquentes pourront se faire à temps partiel. Le programme comptera quatre-vingt-dix places pour sa première année.

L’UQAC acceptera les candidatures  qui composeront la première cohorte jusqu’au premier mars prochain.

Programme de Baccalauréat en communication interculturelle et médiatique