//Trésors en pixel: Stardew Valley

Trésors en pixel: Stardew Valley

Pour cette seconde chronique, j’ai décidé de vous parler de ce petit bijou vidéoludique qu’est Stardew Valley. Un jeu de gestion apaisant où l’on incarne un fermier devant s’occuper de la ferme léguée par son grand-père.

Par Jessica Normandin

Pour les personnes ayant déjà joué à un opus de la série Harvest Moon, il est très probable que vous ayez une impression de déjà vue. En effet, Eric Barone, unique développeur du jeu, ne cache pas s’être inspiré de cette licence : au contraire! C’est d’ailleurs sa déception envers les épisodes récents de la licence qui le motiva à créer un jeu où il pourrait reprendre et améliorer cette recette qui est déjà bonne, mais parfois mal assaisonnée.

Pour le coup, c’est plutôt réussi! D’ailleurs, le jeu connait un énorme succès : plus d’un million de copies vendues en l’espace de deux mois en plus d’être le jeu le plus téléchargé sur Nintendo Switch en 2017.

Classique, mais prenant

En quoi ce jeu de gestion agricole est-il si exceptionnel? Pour ma part, je dirais que son secret réside dans la diversité du contenu proposé. Eric Barone a beau être seul sur le projet, il n’en reste pas moins qu’il nous offre un jeu bien complet.

Outre la gestion de sa ferme, soit s’occuper des récoltes et des animaux, le joueur aura tout un village près de son domaine où il pourra sympathiser avec les nombreux habitants. Pour ce faire, il devra leur offrir divers cadeaux en fonction de leurs goûts et discuter  régulièrement avec eux afin de monter leur niveau d’affection. Lorsque vous êtes suffisamment proche d’un personnage, celui-ci vous offrira des cadeaux généralement utiles pour votre ferme.

Bien que limitées par des dialogues répétitifs, les interactions avec les villageois apportent une certaine vie au jeu : nous ne sommes pas seul au monde! D’autant plus que chacun d’entre eux possède sa propre routine en fonction des jours de la semaine et des saisons, ce qui ajoute un certain réalisme.

Par ailleurs, le jeu contient plusieurs lieux à explorer (mines, forêts, désert etc.) dans le but d’y amasser des matériaux qui permettront au joueur d’améliorer ses outils ou sa ferme. Certains de ces endroits seront infestés de monstres que vous pourrez affronter, ce qui diffère grandement (et heureusement) de Harvest Moon où l’exploration et l’aventure ne sont pas vraiment exploités.

La plupart de ces lieux ne sont pas disponibles dès le début du jeu puisqu’il faudra les débloquer via des quêtes annexes. Ainsi, le joueur continue de découvrir de nouvelles zones au fur et à mesure de son avancement, évitant ainsi de tomber dans la répétitivité que peut emmener le côté gestion.

Une course contre la montre

Gérer sa ferme tout en faisant les quêtes annexes demande une certaine logistique. La cause : l’horloge du jeu. En effet, lors de votre partie, vous devrez remplir vos objectifs en fonction du temps que vous avez. Une horloge défilera en haut de l’écran, indiquant l’heure de la journée en cours. Et celle-ci passe à une vitesse ahurissante!

D’ailleurs, cette horloge est à l’origine d’un monstre terrible qui hante sournoisement les contrées du jeu : l’addiction! Il s’agit typiquement du genre de jeu qui vous fait perdre toute notion du temps réel.

Alors que notre petit fermier s’endort après sa dure journée de labeur (seul moment du jeu où l’on peut sauvegarder), un combat de volonté s’impose dans notre esprit : « Une autre journée. Juste une. Promis, c’est la dernière cette fois! »

Promesse que l’on se répète une fois de plus lorsque cette «dernière» journée se termine.