//Catherine Fournier cultive l’audace d’agir

Catherine Fournier cultive l’audace d’agir

La députée péquiste de Marie-Victorin Catherine Fournier entreprend une tournée des cégeps de la province pour discuter d’engagement et de politique avec la génération des millénariaux. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est le premier arrêt de celle qui fut élue en tant que plus jeune députée de l’histoire du Québec.

Par Stéphane Boivin

Catherine Fournier est de passage dans la région, premier arrêt d’une tournée à la rencontre des millénariaux. Photo: CEUC

Cette tournée est la suite logique de la publication de l’Audace d’agir, paru en novembre dernier aux Éditions Somme toute. Dans cet ouvrage, Catherine Fournier aborde les grands défis qui attendent sa génération : l’environnement, le vivre-ensemble, les mutations économiques, les inégalités sociales la restauration de la confiance envers les institutions. Elle propose par ailleurs un portrait de la génération des millénariaux (nés entre 1985 et 2004) et réfléchit sur leur engagement.

«Les jeunes sont plus intéressés par la politique que ce qu’on pourrait penser. J’entends depuis très longtemps que les jeunes ne sont pas intéressés au monde qui les entoure, qu’ils sont centrés sur eux-mêmes. (…) Quand je demande aux jeunes ce qu’ils voudraient voir changer en politique, de loin leur premier souhait est d’en connaître davantage. Il y a cet intérêt-là, mais il faut qu’on outille les jeunes pour qu’ils puissent prendre leur place. »

Notre entrevue avec Catherine Fournier

 

Cultiver l’audace d’agir

En s’appuyant sur un mélange de statistiques, de jalons historiques et d’expériences personnelles, Catherine Fournier dresse un portrait assez sombre de la société et de la politique contemporaines. Le livre est toutefois optimiste à travers la foi de l’auteure en l’engagement et en la possibilité de changer les choses. Aux yeux de Catherine Fournier, l’engagement socio-politique n’est pas forcément parlementaire.

« La politique, c’est extrêmement large. Moi j’ai choisi d’être députée, mais on peut aussi être militant dans un parti. On peut aussi militer dans un autre groupe qui exerce une pression sur la politique plus traditionnelle. »

La génération des millénariaux a grandi dans une atmosphère politique caractérisée par les scandales et une perte de confiance envers la classe politique.

« C’est certain que du point de vue de notre génération, la politique n’a pas été nécessairement perçue comme un moyen très inspirant de s’impliquer ou de vouloir changer la société. Mais ce qui me motive, ce que je trouve beau, c’est que c’est possible de renverser la tendance, qu’il y ait un changement majeur. Mais encore faut-il que la voix de celles et ceux qui veulent changer se fasse entendre. Les jeunes ont des préoccupations légitimes. (…) Il faut que les bonnes personnes puissent s’impliquer pour qu’ensemble on arrive à changer la politique et à la faire davantage à notre image. »

Une tournée qui commence

En plus de ses engagements parlementaires, la députée de Marie-Victorin poursuivra tout le printemps sa tournée à la rencontre des millénariaux.

Pour un portrait de l’intérieur de cette génération et de l’engagement en politique, l’Audace d’agir est un outil fort pertinent. Si Catherine Fournier ne manque pas de mettre en valeur les valeurs de sa formation politique, le livre n’est pas un programme politique. Il s’agit d’une réflexion humble et personnelle à mettre entre toutes les mains.

l’Audace d’agir – Éditions Somme toute