//La piqûre pour le don de sang

La piqûre pour le don de sang

Alors qu’Héma-Québec prépare une collecte qui aura lieu le 20 février à l’UQAC, nous nous sommes penchés sur l’évolution des techniques et des besoins qui orientent les activités de l’organisme. Donner du sang, ce n’est plus ce que c’était. C’est bien plus!

Par Stéphane Boivin

Photo: Adobe Stock

Les collectes dans les milieux d’enseignement, comme celles qui se tiennent à l’UQAC, revêtent une importance particulière pour Héma-Québec. Les jeunes adultes sont les donneurs d’aujourd’hui, mais surtout ceux de demain. Il importe à l’organisme de développer chez la population étudiante des habitudes qui se perpétueront dans le futur.

Plus sécuritaire et plus précis

Au cours de la dernière décennie, la collecte de sang a beaucoup évolué. Grâce à ces avancées technologiques, Héma-Québec a pu élargir ses critères d’accessibilité et garantir la qualité des produits recueillis et des banques qu’ils composent.

Les dons de sang peuvent aujourd’hui être déclinés à travers différents produits qui sont autant de façons de répondre à des besoins précis, de minimiser les gaspillages ou encore les impacts sur les donneurs.

Un processus nommé aphérèse permet aujourd’hui de séparer les quatre différentes composantes du sang du donneur. Les globules rouges, qui apportent l’oxygène dans les tissus, sont administrés aux malades qui subissent une chirurgie, un accident ou qui souffrent d’anémie. Les globules blancs permettent de combattre les infections. Les plaquettes permettent de combattre les maladies du sang ou encore les effets d’une chimiothérapie. Quant au plasma, ses usages sont nombreux. Il est utilisé en cas d’hémorragie grave, de déficit humanitaire, ou encore dans le traitement des grands brûlés.

Par ailleurs, le parcours de chaque don est contrôlé étroitement afin d’éviter une contamination des banques et d’évaluer la qualité de chaque don.

Si la technologie évolue rapidement, aucun produit synthétique ne peut toutefois remplacer les produits sanguins. D’où l’importance de donner.

Donner plus

Un seul don peut ainsi répondre à plusieurs besoins. Il faut aussi savoir que certains groupes sanguins sont plus universels que d’autres, ce qui vient encore amplifier l’efficacité de donner.

Lors des collectes d’Héma-Québec, il est possible de connaître son propre groupe sanguin. C’est un exercice indolore qui pourrait bien susciter des vocations chez de nouveaux donneurs puisque ces informations rendent encore plus concrets les effets des dons.

Héma-Québec en quelques chiffres

Héma-Québec, le seul organisme mandaté pour organiser des collectes de sang, doit recueillir au moins 1000 dons par jour pour subvenir aux besoins des hôpitaux québécois. Plus de 300 000 produits sanguins sont distribués chaque année et on estime qu’une personne a besoin de sang toutes les 80 secondes au Québec.

La collecte qui se tiendra à l’UQAC le 20 février est l’une des 2000 collectes organisées chaque année par l’organisme. Pourtant, seulement 3% de la population admissible donne du sang au Québec.

On peut donner dès l’âge de 18 ans. Il n’y a pas de limite d’âge pour un donneur en bonne santé. Un don de sang représente un prélèvement de 450 millilitres au total. Un donneur peut être prélevé tous les 56 jours s’il le souhaite. Le prélèvement lui-même ne dure qu’un quart d’heure, auquel s’ajoute le processus visant à assurer la sécurité du prélèvement et celle du donneur. Le cycle est complété en moins d’une heure.

Certains produits sanguins, comme le plasma, demandent plus de temps et une technologie plus complexe. C’est pourquoi Héma-Québec croît qu’un don conventionnel, comme ceux recueillis lors des collectes à l’UQAC, est la meilleure occasion d’expérimenter le don de sang et d’en découvrir l’aisance et l’importance.

Donner du sang, c’est sans risque, ça ne fait pas mal, et c’est drôlement important. Le seul risque, c’est d’avoir la piqûre pour ce geste qui sauve des vies.

La collecte d’Héma-Québec se déroulera de 10h à 17h ce mardi 20 février. Un objectif de 110 dons a été fixé. À pareille date l’an dernier, 158 membres de la communauté universitaires avaient donné.

Collecte de sang d’Héma-Québec – 20 février 2018