//BABY SITTER : un tableau nuancé du féminisme

BABY SITTER : un tableau nuancé du féminisme

La compagnie de théâtre Catfight est de passage ce vendredi au Théâtre La Rubrique de Jonquière pour présenter la pièce BABY-SITTER,  adaptée du texte de Catherine Léger. Une proposition théâtrale qui revoit le féminisme sous un angle nouveau, comme nous la décrit la comédienne Isabelle Brouillette.

Par Jessica Normandin

L’équipe de BABY-SITTER du Théâtre Catfight sera à Jonquière ce vendredi. Photo: Théâtre Catfight

BABY-SITTER est inspiré d’un fait divers qui s’est produit en Ontario, où un homme a perdu son emploi après s’être emparé du micro d’une journaliste sportive afin de scander une grossièreté dégradante pour les femmes.

La pièce raconte ainsi l’histoire d’un homme, Cédric, ayant commis une erreur similaire qui lui coûte son emploi chez Hydro-Québec. Son frère Jean-Michel, horripilé par la misogynie dont Cédric a fait preuve, tente de le pousser à faire une introspection sur lui-même. Cela les amènera à écrire un livre du nom de « Sexist story » qui vise à contrer le machisme. Toutefois, Nadine, la blonde de Cédric, qui ne voulait que des excuses afin de pouvoir passer à autre chose, est exaspérée par cette introspection. Celle-ci se laissera peu à peu entraîner dans les jeux étonnants de la mystérieuse baby-sitter engagé par Cédric.

CEUC a pu discuter avec la comédienne qui incarne Nadine, Isabelle Brouillette. Celle-ci nous affirme que l’image de la femme qu’on tente de véhiculer dans BABY-SITTER est à contre-courant des stéréotypes féminins que l’on a l’habitude de voir.

Une nouvelle image du féminisme

« Ce que Catherine Léger essaie de faire dans ses textes, c’est enlever l’idée que la femme est une victime. » explique-t-elle. Par ailleurs, il s’agit d’un élément récurrent dans le théâtre Catfight. « On cherche à mettre de l’avant des femmes fortes. On veut enlever l’image de la femme que l’on a l’habitude de voir. À savoir que les femmes sont plus conciliantes, plus douces, plus effacées » poursuit la comédienne. « Elle a une vision du féminisme qui est plus Rock n’roll. Plus nuancée ».

Dans la pièce, le rôle de la baby-sitter vient beaucoup accentuer la vision ambiguë de la femme par rapport au féminisme. Un peu à la façon de Mary Poppins, la baby-sitter chamboule les personnages en leur apportant des idées qui surprennent, mais qui ne sont pas pour autant dénuées de sens. « Parfois, on peut croire que sa manière de voir les choses par rapport au féminisme semble incohérente. Et on passe notre temps à nous demander pourquoi elle pense ainsi en tant que femme. » Confie la comédienne.

BABY-SITTER au Théâtre La Rubrique – 13 avril 20h