//Trésors en pixel : The legend of Zelda : Majora’s Mask

Trésors en pixel : The legend of Zelda : Majora’s Mask

Étant l’une de mes licences préférées, aux côtés de Fire emblem et Donkey Kong Country,  The Legend of Zelda se devait d’apparaître une fois dans cette chronique. Ce fut d’ailleurs particulièrement difficile pour moi de choisir l’épisode qui sera abordé, étant donné la qualité de chacun d’entre eux. Mon choix s’est finalement arrêté sur Majora’s Mask, qui se démarque des autres grâce à sa différence notable en terme de gameplay et d’univers.

Par Jessica Normandin

Source: Nintendo

Épisode que l’on peut considérer comme le mouton noir de la série, Majora’s Mask ressemble beaucoup à son aîné, Ocarina of Time. En effet, le jeu arbore des graphismes similaires à son prédécesseur. Toutefois, bien qu’il y ait eu énormément de recyclage graphique de la part de Nintendo, Majora’s mask est bien loin de laisser une impression de déjà vu au joueur.

Soixante-douze heures pour sauver le monde

Alors qu’il recherche une vieille amie qu’il a perdue, Link tombe dans un gouffre qui le mène directement aux terres de Termina, un monde étrange en proie à un destin inévitable : la lune, qui est de plus en plus basse, menace de s’écraser sur les habitants. Suite à une discussion avec un mystérieux vendeur de masque, Link apprend que ce dernier s’est fait dérober le masque de Majora par un certain Skull Kid. Ce masque qui, selon le vendeur, possède de terribles pouvoirs, serait à l’origine de l’écrasement de la lune. Afin d’éviter ce désastre, il mandate Link de le lui ramener au plus vite.

Hélas, trois jours plus tard, Link n’a toujours pas réussi à récupérer le masque et la lune est sur le point d’atteindre le sol. Cependant, au dernier moment, Link se souvient d’un chant à l’ocarina que lui a enseigné la princesse Zelda, soit le chant du temps. Grâce à ce dernier, le protagoniste parvient à reculer le temps, ce qui le ramène trois jours plus tôt, soit au moment de son arrivée.

Tout au long du jeu, le joueur doit manipuler le temps afin de progresser dans l’histoire. En tout, il ne dispose que de trois jours pour sauver le monde, soit, environ, soixante-douze minutes en temps réel. Lorsque ce laps de temps tire à sa fin, il doit remonter le temps afin d’éviter le fatal game over. Cependant, reculer le temps n’est pas sans conséquence puisqu’il perdra tout l’argent et les objets qu’il a amassés (à l’exception des items trouvés dans les donjons et des masques obtenus après avoir accompli une quête ou vaincu un boss). Par ailleurs, le monde se réinitialise également puisque les quêtes accomplies et les boss vaincus reviennent.

Heureusement, le temps peut être manipulé de différentes manières. Outre le fait de revenir au début des trois jours, le joueur peut aussi avancer le temps (par tranche de six heures dans la version Nintendo 64 et à l’heure près dans la version 3DS), le ralentir et l’accélérer.

Le temps est à l’origine d’une multitude de quêtes annexes passionnantes où le joueur doit analyser la routine des divers PNJ afin de savoir comment il peut accomplir les quêtes. D’ailleurs, plusieurs d’entre elles ne se déclenchent que lorsqu’un certain boss est vaincu, ce qui force le joueur à vaincre à nouveau ce boss s’il a reculé le temps après l’avoir battu une première fois.

Afin d’aider le joueur dans sa quête, Link a accès à trois transformations via des masques qu’il obtient au cours de l’aventure. Il peut se transformer en peste Mojo, une plante ayant la capacité de planer grâce à des fleurs qui la propulsent dans les airs, en Zora qui lui permet de nager sous l’eau et encore en Goron qui lui offre une grande force physique en plus de lui donner une plus grande rapidité grâce à ses roulades.

Un univers terriblement perturbant

Majora’s mask va à contre-courant de ce que l’on a l’habitude de voir dans la licence Zelda. À savoir un monde obscur où la mort est omniprésente. Que ce soit par son gameplay oppressant, son esthétique carnavalesque lugubre ou sa bande son qui donne souvent des frissons dans le dos, tout est calculé afin de retranscrire l’angoisse que provoque le destin imminent réservé aux personnages.

Majora’s mask est un jeu qui en a beaucoup à raconter. Mal aimé de la licence parce qu’il s’éloigne des codes imposés par ses aînés, mais aussi pour son gameplay plus hostile, il mérite grandement qu’on lui laisse une chance malgré tout. D’autant plus qu’une version 3DS, qui rend certaines mécaniques de jeux plus accessibles sans pour autant lui enlever cette essence qui le rend si unique, est disponible depuis 2015.