//Carnet d’ACFAS: Jour 2

Carnet d’ACFAS: Jour 2

Le 86ième congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) se tient du 7 au 11 mai à l’UQAC. Toute la semaine, l’équipe des Communications étudiantes universitaires de Chicoutimi vous fera part d’événements, petits ou grands, qui auront attiré son attention.

– En soirée lundi, la directrice de l’Unité d’enseignement en Lettres, Anne Martine Parent, s’est longuement exprimée quant à la représentation de la sexualité des femmes à la télévision. Elle s’indigne d’ailleurs du peu de place qui est réservé aux femmes dans certaines productions, notamment à travers certains motifs récurrents : « Souvent, la femme ne sert qu’à mourir. Sa mort servira à développer le héros masculin, qui entreprendra une longue quête. On appelle ce phénomène le syndrome de la femme dans le frigo ». (JN)

– Il faut deux fois plus de temps pour expliquer sa thèse (180 secondes) que pour cuire une pizza (90 secondes). (SB)

– En entrevue à l’Oeuf ou la poule (CHOQ.ca), la chercheure Catherine Laprise a déboulonné le mythe tenace de la consanguinité saguenéenne, preuves à l’appui : « Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les travaux d’Hélène Vézina (directrice actuelle du projet BALSAC) ont démontré que pour la consanguinité proche, on arrive neuvième sur treize populations au Québec. On devrait plutôt parler de consanguinité éloignée. Si on remonte la généalogie des gens du Saguenay, à une hauteur générationnelle de cinq à sept, on va trouver des ancêtres communs. Mais on ne parle pas de marier notre cousin ou notre cousine ici. » (SB)

– Selon Nicole Carignan, professeure associée au département d’éducation et formation spécialisées de l’UQAM, les étudiants en enseignement et en langue de l’UQAM semblent particulièrement apprécier le programme de jumelage interculturel qui leur est imposé dans certains cours. Ce jumelage sert, entre autre, à soutenir les immigrants dans leur recherche d’emploi. « Parfois, lorsque les étudiants qui ont fait du jumelage s’inscrivent à un nouveau cours, les enseignants reçoivent la remarque ‘’comment ça se fait que vous ne nous faites pas faire de jumelage vous?’’ » (JN)

– Lors de la présentation de leur exposé à propos du jumelage interculturel en formation universitaire, les enseignants Alhassane Balde et Nicole Carignan nous apprenaient que l’une des plus grandes inquiétudes de leurs étudiants avant un jumelage était le niveau de maîtrise du français de la personne à qui ils seraient jumelés. M. Balde voit cet écart linguistique d’un bon œil : « C’est l’occasion idéale pour eux d’apprendre à communiquer avec peu de mot. La plupart sont de futurs enseignants. Plus tard, ils devront probablement communiquer avec des parents immigrés. Lorsqu’on veut, on peut arriver à se comprendre en peu de mot, il suffit de faire des signes. » (JN)

– Ouvert lundi, le colloque Face aux défis écologiques et aux inégalités sociales : quels nouveaux modèles d’action pour influencer la transition sociétale? s’est conclu dans la bonne humeur et la satisfaction en fin de journée mardi. On a pu y entendre des communications inspirantes et riches, tenues au sein d’un groupe des plus cordial. Parmi les invité.es de ce colloque figuraient Laure Waridel (cofondatrice d’Équiterre et actuelle directrice du Centre interdisciplinaire de recherche en opérationnalisation du développement durable), Jonathan Durand Folco (spécialiste du mouvement municipalisme) ou encore Juan-Luis Klein ( Centre de recherche sur les innovations sociales ) Ce dernier a conclu le colloque avec cette idée : « Il faut que l’alternative devienne la norme ». Mai 2018. (SB)

– On a nettement plus tendance à féminiser son vocabulaire dans la recherche en travail social que dans le monde minéral, par exemple. (SB)