//Carnet d’ACFAS: Jour 4

Carnet d’ACFAS: Jour 4

Le 86ième congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) se tient du 7 au 11 mai à l’UQAC. Toute la semaine, l’équipe des Communications étudiantes universitaires de Chicoutimi vous fera part d’événements, petits ou grands, qui auront attiré son attention.

Photo: UQAC

– Chez les avocats, l’âge moyen de démission chez les femmes est de 49 ans, alors que chez les hommes, il est de 61 ans. Une statistique qui porte à réfléchir quant à la condition des femmes dans le milieu. (JN)

– Malgré le taux élevé de femmes étudiant dans les facultés de droit, il est faux de croire que celles œuvrant dans ce domaine ne sont pas victimes de discrimination, notamment en ce qui concerne les congés maternité et la vie familiale. « Les avocates ont le droit de quitter le cabinet à 5h, mais elles se font juger lorsqu’elles le font. Il n’est d’ailleurs pas rare que ces femmes quittent le cabinet à 5h, nourrissent leurs enfants, puis qu’elles repartent ensuite pour travailler de 7 à 11h » nous apprend Anne-Marie Laflamme, doyenne de la Faculté de droit de l’Université Laval. (JN)

– Lors de leur exposé sur les inégalités dans la rétention et la progression des avocates en pratique privée, Anne-Marie Laflamme et Sophie Brière font part de leur inquiétude quant au besoin qu’éprouvent les femmes de performer afin de démontrer qu’elles sont en mesure de concilier le travail et la vie familiale : « Le problème lorsqu’une femme se met à bout de force afin de prouver qu’elle en est capable et qu’elle réussit, c’est que les employeurs vont se servir d’elle comme d’un exemple à suivre. Elle peut y arriver, donc les autres peuvent y arriver aussi. Cela met une pression sur les femmes : elles doivent à tout prix performer afin de se tailler une place au sein de l’équipe. » (JN)

– Même s’il a longtemps été reconnu comme étant l’un des métiers où il y avait le plus de scénarios d’horreurs pour les femmes, le travail d’inspectrice a grandement évolué. « Des mesures ont été prises pour aider les femmes qui pratiquent ce métier. Le bassin de recrutement a été élargi. Avant, pour être inspectrice, il fallait absolument avoir des années d’expériences dans la construction. Cela éliminait plusieurs candidates puisque le taux de femmes dans ce domaine est très bas. Maintenant on les forme afin qu’elles connaissent le milieu. En ce qui concerne le harcèlement ou la violence de la part des clients, c’est tolérance zéro! » Explique Sophie Brière, Professeur agrégée de l’Université Laval. (JN)

– Il existe une grande contradiction entre le droit de la famille et le droit du travail. Le droit de la famille oblige le parent à se plier aux besoins quotidien de l’enfant alors que le droit du travail, lui, stipule que le quotidien familial ne doit pas empiéter sur le travail. D’ailleurs, certains parents, notamment les hommes, se voient refuser la garde de leur enfant pour cause d’un horaire de travail trop imprévisible. (JN)

– Plusieurs immigrants n’osent pas remplir un rapport lorsqu’ils se blessent au travail. « Ils ne veulent pas dénoncer de mauvaises conditions de travail par peur d’un licenciement. Ils ressentent un devoir de loyauté envers l’employeur qui a accepté de leur donner une chance » explique Sylvie Gravel, professeur de l’UQAM. (JN)

– Lors de sa présentation sur la santé au travail des préposées aux bénéficiaires, François Aubry, doctorant en sociologie de l’UQO, nous présente une statistique plutôt percutante : seulement 38% des préposés aux bénéficiaires décident de poursuivre dans cette voie après 5 ans de travail. Il précise toutefois que 50 à 60% des gens qui quittent la profession continuent d’œuvrer dans le domaine de la santé par la suite. (JN)

– Dans le cadre d’une étude sur les violences faites aux femmes dans les milieux de travail à prédominance masculine, la professeure de l’UQO Jessica Riel a rencontré des femmes travaillant dans un centre de formation dont la clientèle étudiante ainsi que corps professoral est essentiellement constitué d’hommes. La chercheure a pu y constater un fait troublant : les enseignants masculins se montrent très enclins à aider les femmes victimes de violence et d’harcèlement lorsque cela vient d’un étudiant, mais ils sont peu collaboratifs lorsque cela provient d’un collègue. (JN)