//Trésors en pixel : Fire Emblem Fates

Trésors en pixel : Fire Emblem Fates

Pour cette avant-dernière chronique, je me pencherai sur l’une de mes licences favorites, à savoir Fire Emblem avec l’un des épisodes les plus récents sortie sur 3DS : Fire Emblem Fates.

Par Jessica Normandin

Même si elle a longtemps été une exclusivité japonaise, la licence Fire Emblem jouit à présent d’une certaine popularité en occident, notamment grâce à l’apparition de deux personnages de la série (Marth et Roy) dans le jeu Super Smash Bros. Melee. En effet, l’ajout de ses deux personnages, qui étaient jusqu’alors méconnus du public occidental, dans l’un des jeux les plus vendus de Nintendo, n’a pas failli à propulser la série sur les rails de la réussite.

L’épisode sur lequel je concentre cette chronique aujourd’hui s’inscrit, avec Fire Emblem Awakening, dans la lignée plus moderne, mais surtout plus accessible au grand public, de la licence.

Deux destinées, deux jeux

Dans Fire Emblem Fates, nous suivons l’histoire de Corrin, un jeune homme (ou femme) de la famille Hoshidienne qui, alors qu’il était enfant, fut kidnappé par l’ennemi juré de son clan, le roi de Norh. Ne gardant aucun souvenir de la vie qu’il menait avant son enlèvement, Corrin grandit auprès de la famille Norhienne et considère les enfants du roi comme ses propres frères et sœurs. Cependant, la guerre entre Norh et Hoshido est bien loin d’être terminée et Corrin reverra à nouveau cette famille à qui il a été arraché. Après avoir appris la vérité au sujet de son kidnapping, Corrin fera face à un choix déchirant : combattre auprès de sa famille de sang avec qui il renoue enfin ou aux côtés de sa famille de cœur qui l’a vu grandir.

Fire Emblem Fates possède une petite particularité que l’on ne retrouve pas chez ses prédécesseurs : deux versions de l’histoire! Plus précisément, l’opus se divise en deux jeux. Lors de son achat, le joueur devra choisir l’une des deux campagnes proposées (et vendues séparément) par Intelligent Systems, à savoir Héritage et Conquête. La différence entre ces deux versions est bien simple : dans Héritage, Corrin choisira de combattre pour Hoshido alors que dans Conquête, il restera auprès de Norh.

En dehors des cinq premiers chapitres communs aux deux jeux et de certaines missions annexes, les deux versions proposent un scénario assez différent. L’armée dirigée par le joueur ne sera pas la même non plus. Toutefois, pour les débutants de la licence qui ne souhaitent pas avoir un défi trop élevé, il sera préférable d’opter pour la version Héritage, qui offre au joueur des ressources illimitées (potions, armes, etc.) ainsi que la possibilité de combattre autant de fois qu’il le souhaite entre les missions principales afin d’entraîner son armée.

Conquête, quant à lui, s’adresse davantage au joueur souhaitant vivre une aventure plus classique à la licence : les ressources sont limitées dans les magasins et aucun combat ne peut être enclenché en dehors des missions. Les affrontements multijoueurs peuvent évidemment être faits, mais ceux-ci ne donnent pas de point d’expérience.

Il est à noter qu’un DLC nommé Révélation est également sortie par la suite et propose également sa propre version de l’histoire en plus de nous en apprendre plus sur les origines du protagoniste. Dans ce dernier, Corrin reste neutre et ne choisit aucun clan.

Complexe, mais accessible

Comme ses aînés, Fire Emblem Fates est un jeu de rôle tactique se déroulant dans un univers médiéval fantastique. Malgré la complexité du genre, le jeu sait se montrer accessible pour les débutants. Les mécaniques de combat sont très bien expliquées et faciles à comprendre sans pour autant perdre la saveur stratégique : les ennemis sont souvent très bien placés sur le terrain, ce qui force le joueur à devenir un fin stratège s’il veut en venir à bout.

La difficulté, quant à elle, est paramétrable. Ainsi, le joueur pourra, à son aise, décider s’il veut que la mort de ses personnages au combat soit définitive ou non, contrairement aux anciens opus où perdre une unité était un drame absolu.

Le joueur pourra faire évoluer son armée de plusieurs façons. Dans un premier temps, il lui sera possible de changer la classe de ses unités selon ses besoins afin d’équilibrer son équipe ou encore de capturer des ennemis qu’il pourra recruter s’il n’négocie avec eux à la prison du royaume. Il pourra également augmenter les relations que ces unités ont entre elles afin qu’elles collaborent mieux. Plus les personnages seront proches, plus ils seront efficaces lorsqu’ils seront côte à côte. De plus, certaines unités pourront se marier entres elles et avoir des enfants que le joueur pourra recruter. Chaque personnage masculin est associé à un enfant. Les capacités de ce dernier se décideront en fonction de la mère que le joueur aura choisie.

Une suite logique, quoi qu’incomplète

Fire emblem Fates est dans la continuité de la licence. Il y apporte un vent de fraîcheur en plus d’adapter sa difficulté à son public grandissant, sans pour autant laisser de côté les fidèles de la saga. La seule déception que j’aie à signaler par rapport à ce jeu est qu’il est dommage de devoir débourser le prix de deux jeux si l’on souhaite connaître les moindres détails de l’histoire. Fort heureusement, une seule campagne offre une aventure satisfaisante et prenante malgré le fait que certains éléments restent ignorés du joueur s’il ne joue pas à la deuxième.