//MORDiCUS lance « Où sont les néons? »

MORDiCUS lance « Où sont les néons? »

La formation saguenéenne MORDiCUS lance son troisième album, Où sont les néons,  ce vendredi au Vieux Théâtre de La Baie.

Par Stéphane Boivin

MORDiCUS lance Où sont les néons ce vendredi à La Baie. Photo: Courtoisie.

Le premier extrait lancé en avril dernier, Oh Chérie, pointait vers une direction nettement pop pour ce nouvel album, une impression qui ne se dément pas à l’écoute des dix chansons qui composent Où sont les néons. Ces sonorités pop-rock sont particulièrement accrocheuses et évidentes dans la première moitié de l’album. La suite se durcit avec un ton plus rock (Maelström, Oui à tout) pour se terminer sur la belle et douce mourir sur scène. Cette dernière pièce est exemplaire de l’approche privilégiée par le groupe pour cet album. Plusieurs collaborations viennent en effet enrichir les arrangements et la variété d’Où sont les néons. MORDiCUS se paie notamment la traite avec la présence du Quatuor Saguenay qui lui permet, entre autre dans la pièce qui clôture l’album, d’évoquer la touche sophistiquée des arrangements des Beatles.

Si l’identité franchement pop de ce dernier album risque de ne pas convaincre les puristes du Sex, drugs and Rock’n’roll, le groupe assume complètement et risque de rejoindre bien des nouveaux fans avec cette séduisante galette.

« Ici, maintenant »

MORDiCUS et son leader Maxime Desrosiers ne se sont jamais cachés d’être profondément inspirés des vagues britanniques des années 1960 ou 1990. Cette dimension, qui a pu en exaspérer quelques-uns par le passé, est désamorcée dès l’ouverture de l’album dans la chanson Ici, maintenant : « Peu importe c’qu’il y a devant / Peu importe c’qui est venu avant / Peu importe le temps / L’important c’est ici et maintenant ». La musique n’est-elle pas avant tout spontanée, éphémère et toujours renouvelée?

Où sont les néons se veut donc une célébration décomplexée du plaisir de la musique, où qu’elle se situe, d’où qu’elle parte. C’est aussi un album volontairement positif et joyeux dont la chanson Un monde en folie, enregistrée avec une chorale d’enfants de l’École la Carrière où enseigne Desrosiers, est le parfait manifeste. Le MORDiCUS de 2018 est fait de ce pop-rock optimiste et enchaîne les vers d’oreille, juste à temps pour la belle saison.

Des lancements et un été sur les routes

Le groupe a bénéficié l’année dernière de l’exposition reçu par Maxime Desrosiers dans le cadre de sa participation à l’émission La Voix. Cette attention précieuse lui a permis de multiplier les spectacles en 2017 et cette lancée semble vouloir se poursuivre. Après le lancement au Vieux Théâtre de La Baie ce vendredi, le groupe en fera un deuxième, et non le moindre, sur la scène principale des Francofolies de Montréal le 8 juin. Il sera possible ensuite de revoir MORDiCUS dans la région et ailleurs au cours des prochains mois.

Jouissant d’une production impeccable, Où sont les néons vaut vraiment le détour vers cette troisième proposition de MORDiCUS, sans doute la plus accomplie à ce jour.

Lancement saguenéen d’Où sont les néons – Vendredi 1er juin au Vieux Théâtre de La Baie.