//Alexandre Cloutier: un poste à son image

Alexandre Cloutier: un poste à son image

Le mot collaboration semble très important pour Alexandre Cloutier. Celui qui occupera le poste de vice-recteur aux partenariats et secrétaire général de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) voulait un emploi qui représente ses valeurs : la promotion de l’éducation et du développement régional.

Par Guillaume Pelletier

Après avoir siégé plus de dix ans à l’Assemblée nationale, Alexandre Cloutier ne pouvait espérer une meilleure suite. « L’éducation, c’est une valeur qui me tient à cœur. Ce nouveau défi m’amènera à accroitre le développement d’une institution d’enseignement régionale. » À l’aube de son départ de la politique active, le député de Lac-Saint-Jean a déposé un projet de loi visant la protection du budget du ministère de l’Éducation contre toutes formes de mesures d’austérité. Ce projet empêcherait le gouvernement au pouvoir de couper dans les différents budgets alloués à la jeunesse, ce qui inclut celui du Ministère de l’Éducation, signe que la jeunesse représente le futur de notre société.

Premier geste

Alexandre Cloutier sait d’ores et déjà ce qui l’attend une fois en poste. « La première chose que je vais faire, c’est d’aller rencontrer l’ensemble des acteurs du milieu universitaire. Je compte discuter avec les gens déjà en place. Également, je vais pouvoir compter sur leur bagage de connaissances acquises au fil des années pour me guider dans certains dossiers. »

Cloutier rendra assurément visite aux différents départements de recrutement à l’international. « Les étudiants provenant de l’extérieur sont fondamentaux à la croissance de l’Université. » L’UQAC compte déjà un important bassin d’étudiants étrangers, soit 20% de l’ensemble de la communauté universitaire.

Au niveau du recrutement international, M. Cloutier explique que l’Université du Québec à Chicoutimi inclut déjà plusieurs étudiants provenant de l’Afrique francophone parmi sa clientèle. Ses anciennes fonctions de ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie lui seront certainement utiles au développement de nouveaux partenaires à international.

Liens étroits avec la région

Il ne faut cependant pas négliger le développement régional. Il pense notamment à la formation continue au sein d’entreprises ainsi qu’au programme néo-québécois. Pour développer de nouveaux partenaires, ça prend inévitablement un grand réseau : « Mon réseau de contacts développé au fil des années est essentiel dans mes nouvelles fonctions. » La Ville de Saguenay et Rio Tinto sont d’autres partenaires d’importance, des partenaires qui seront renforcés, comme l’a indiqué la rectrice, Mme Nicole Bouchard, lors d’un entretien sur la nomination de M. Cloutier.

Quand il est question du Pavillon de la culture des peuples autochtones à l’UQAC, Alexandre Cloutier revient à la base : « C’est certain que la croissance de ce Pavillon est primordiale. » L’augmentation du taux de diplomatie chez les étudiants autochtones est quelque chose d’important à ses yeux, même s’il y a « tout un chantier sur lequel il faut travailler pour y arriver », souligne le vice-recteur, qui semble emballé par ce nouveau défi.

Coup de foudre

Cloutier explique qu’il a eu « un coup de foudre professionnel » lors de sa rencontre avec la rectrice de l’UQAC, Mme Nicole Bouchard. « Je suis tombé en amour avec son dynamisme et sa volonté de vouloir faire rayonner l’UQAC. »

Le nouveau vice-recteur aux partenariats et secrétaire général de l’institution compte également s’assoir avec le personnel chargé des demandes au Plan québécois des infrastructures afin de les aider dans leurs requêtes, lui qui connait bien l’appareil gouvernemental.