//La Disparition des lucioles prend l’affiche

La Disparition des lucioles prend l’affiche

Sébastien Pilote est le réalisateur derrière La disparition des lucioles. Ce nouveau film québécois, qui a pris l’affiche le 21 septembre dernier partout au Québec, a été complètement tourné au Saguenay. Ce n’est pas tous les jours que nous avons la chance de voir notre région briller sur le grand écran.  

Par Ève-Marie Fortier

Karelle Tremblay entre deux prises lors du tournage de La Disparition des lucioles en juin 2017. Photo: Jessica Lavoie / CEUC

La disparition des lucioles de Sébastien Pilote est une comédie dramatique qui donne une certaine leçon de naïveté. L’histoire raconte les dernières semaines du secondaire de Léo, une jeune fille de 17 ans. Léo, interprétée par Karelle Tremblay, vit sur le bord d’une baie qu’elle caractérise à la fois comme un cul-de-sac et une ouverture sur le monde. L’actrice raconte qu’elle se reconnait un peu à travers son personnage, mais que contrairement à Léonie, elle a grandi en ville, où tout est toujours accessible, alors que ce n’est pas le cas en région. Elle a trouvé intéressant de pouvoir expérimenter le mode de vie d’une ville plus éloignée.  

Le personnage de Léonie pourrait être décrit comme quelqu’un de cynique et frustrée à l’intérieur d’elle-même. Elle ressentira un certain réconfort, lorsqu’elle rencontrera Steve, un guitariste plus âgé. Celui-ci est interprété par Pierre-Luc Brillant, qui a lui aussi aimé son expérience de tournage au Saguenay. Il affirme que, lorsqu’elle quitte Montréal pour se déplacer en région, l’équipe de tournage devient « familiale, [un lieu] où tout le monde est obligé de se serrer les coudes ».  

L’œuvre de Pilote a également été diffusée dans de gros festivals internationaux. Même si le langage cinématographique reste le même peu importe le pays, le réalisateur affirme que le film n’est pas reçu de la même façon au Québec qu’ailleurs. Même dans les plus gros festivals, comme celui de Toronto, « [sa] tête était ici ». Il était impatient de présenter son film aux gens qui en comprennent les références culturelles et de voir comment les gens d’ici allaient le recevoir.  

Selon le réalisateur, lors de la première à Chicoutimi, le public a beaucoup réagi pendant les remerciements. Pilote dit qu’il n’avait jamais vu autant de réactions lors d’un générique. C’était toutefois très compréhensible, puisque plusieurs personnes dans la salle avaient participé d’une façon ou d’une autre au tournage du film. Ils étaient très fiers, par exemple, de voir le nom de leur commerce à l’écran.  

Photo: Films Séville

Sébastien Pilote qualifie son cinéma de « machine à ambiguïtés ». Il est donc possible qu’il y ait autant d’interprétations différentes de La disparition des lucioles qu’il y a de spectateurs dans la salle. Selon lui, même notre propre compréhension du film peut changer lors d’un deuxième visionnement. Karelle Tremblay et Pierre-Luc Brillant confirment qu’ils font de nouveaux liens à chaque fois qu’ils assistent aux représentations dans les festivals. L’acteur qui interprète Steve dit que « c’est un bon signe, puisque ça veut dire que le film a plusieurs couches à découvrir ».  

Pilote, originaire de St-Ambroise, est présentement à la recherche de Maria, la protagoniste de son prochain film, qui sera une adaptation du livre Marie Chapdelaine de Louis Hémon. Son équipe a commencé ses recherches du côté des actrices professionnelles, ainsi que parmi celles qui sont dans les écoles de théâtre, mais un appel à tous assurera à Pilote de trouver la parfaite Maria pour son film.