//La Belle Cause

La Belle Cause

La Bell hypocrisie

Depuis quelques années, à la fin du mois de janvier, Bell utilise la santé mentale comme canalisateur d’une véritable machine de marketing. Un succès ? Oui. Douteux ? Peut-être. De plus en plus de gens commencent à soulever l’hypocrisie dont fait part Bell en incitant ses clients à dénoncer la maladie mentale à grand renfort de messages textes, tandis que la compagnie accuse plusieurs cas de maladie mentale à travers ses employés, qui doivent composer avec une forte pression causée par l’atteinte de standards démesurés. Il est toutefois difficile de critiquer Bell, qui remet toujours un montant très important à la suite de la journée « Bell Cause pour la cause », montant qui s’avère négligeable lorsque comparé aux revenus annuels de ce géant de la télécommunication…

Par Émilie Bouchard

Photo: Ehimetalor Unuabona / Unsplash.com

Il me semble que la maladie mentale mérite mieux. J’aurais envie que la « Bell Cause » devienne la « Belle Cause ». La dépression, l’anxiété, les troubles de personnalité, les chocs post-traumatiques et autres méritent mieux que l’on allège notre conscience en laissant quelqu’un d’autre participer à notre place. Texter, on le fait tous les jours, Bell Cause ou non. Si vous voulez aider à la « déstigmatisation » de la maladie mentale, vous n’avez pas besoin d’attendre le mois de janvier pour le faire. La dépression, il faut en parler toute l’année. Bell se fout de la maladie mentale. Bell veut faire du cash sur le dos de la maladie mentale. Chez Bell, il y a plein de gens qui souffrent de maladie mentale. Sont-ils soutenus par leur employeur ? Non. Plutôt que d’inciter les consommateurs à participer une journée dans l’année, Bell devrait se taire et prêcher par l’exemple en aidant ses employés pendant les 364 jours restants.


L’air pur à la rescousse

En cette édition de février, l’équipe du Griffonnier a uni santé physique et psychologique en préparant un journal qui met de l’avant les bienfaits du plein air. Dans cette édition, le retour aux sources est mis à l’honneur de plusieurs façons. En ce temps propice à la monotonie et à la dépression, je demeure persuadée qu’une promenade au grand air fait des miracles. Les journées ont commencé à allonger, profitons-en ! En plus de nombreuses chroniques mettant de l’avant les joies de l’extérieur, vous trouverez plusieurs critiques culturelles, de même qu’un dossier couvrant la planification stratégique de l’UQAC pour l’année à venir. Mettre de l’avant les joies hivernales du Saguenay-Lac-St-Jean, c’est pour moi une façon de participer à la Belle Cause. L’extérieur est à mes yeux un antidépresseur naturel, et j’espère réussir à vous en convaincre lors de votre lecture de cette édition.