//MAGE-UQAC prend position pour un développement durable

MAGE-UQAC prend position pour un développement durable

Lors d’une assemblée générale spéciale tenue le 27 janvier, le MAGE-UQAC a résolu de travailler activement à la mise sur pied d’un comité institutionnel sur le développement durable appelé à définir l’ensemble des actions à entreprendre pour une UQAC durable. Un premier geste en ce sens se manifeste par le retrait de ses services des bouteilles d’eau à usage unique.

Par Stéphane Boivin

Photo: Jonathan Chng / Unsplash.com

Cette résolution s’est réalisée dans la foulée de deux engagements pris lors d’un conseil central ordinaire. Le premier engageait l’association à adopter des moyens drastiques de lutte contre l’urgence climatique. Le second engagement souhaitait voir l’UQAC concentrer la mobilisation sur la réduction des déchets et des émissions de gaz à effets de serre, en plus de retirer ses investissements dans des compagnies d’énergies fossiles, le tout visant à devenir une université carboneutre en 2022.

Bouteilles d’eau

Selon l’association, cette mesure permettra d’éviter l’utilisation de 14 000 bouteilles de plastique annuellement. Dès l’écoulement des stocks de bouteilles actuellement en inventaire, les commandes de bouteilles d’eau seront choses du passé.

« Notre organisation est enthousiaste face à cette initiative étudiante qui s’inscrit dans notre désir de mettre les bouchées doubles afin de continuer d’assurer la viabilité de MAGE-UQAC tout en offrant des Services de qualité aux étudiant.e.s et en mettant en place des actions concrètes favorisant le développement durable », explique Keven Desgagné, président du MAGE-UQAC.

Pour pallier à ce retrait, la Cantine étudiante a installé depuis quelques semaines une fontaine moderne très efficace.

De nombreuses propositions

En assemblée générale le 27 janvier, le débat s’est articulé autour d’une liste de propositions d’engagement soumises par un groupe d’étudiant.e.s ayant participé à un atelier de rédaction autour du développement durable et de la lutte contre l’urgence climatique. Plusieurs membres de ce groupe sont par ailleurs associés à la Coalition Fjord.

De cet atelier a résulté un imposant document comprenant plus de 80 propositions de mesures pensées pour l’UQAC. Ces propositions concernent autant des petites actions réalisables rapidement que des changements structurels importants sur le campus, comme l’évaluation de l’efficacité énergétique des bâtiments, l’usage de la biomasse ou l’installation de toitures vertes.

Le document se voulait inspirant pour les membres de l’association étudiante. Plusieurs de ces membres, notamment Adrien Guibert-Barthez, co-porte-parole de la Coalition Fjord, ont expliqué le processus et le but de l’exercice.

D’autres membres ont cependant argué que le très grand nombre de propositions ne pouvait être adopté en bloc par l’assemblée. Des étudiants de génie ont notamment soutenu que certaines mesures n’étaient pas réalistes du point de vue financier ou dans l’optique d’une réalisation dans un délai raisonnable.

Engagement envers un comité institutionnel

L’association étudiante a donc décidé de s’impliquer dans la mise sur pied d’un comité institutionnel sur le développement durable. Celui-ci devra fédérer l’ensemble des acteurs de l’institution. Nous reproduisons ici le libellé de la résolution adoptée.

« Il est RÉSOLU que le MAGE-UQAC travaille à la création d’un comité institutionnel sur le développement durable ayant pour but d’élaborer et de mettre en place des mesures afin de lutter contre les changements climatiques. Il est RÉSOLU que le MAGE-UQAC fasse tout en son pouvoir pour que ce comité soit composé de l’ensemble des acteurs de la communauté universitaire, qu’ils soient étudiants ou employés de l’UQAC, et des acteurs externes pertinents, tout en gardant une grande présence étudiante sur le comité. Il est RÉSOLU qu’en prévision de la mise en place de ce comité, l’assemblée générale du MAGE-UQAC demande de façon proactive qu’il y ait une parité étudiante. »