MAGE-UQAC d’un président à l’autre

Les élections du MAGE-UQAC se sont tenues le 26 mars dernier. C’est Samuel Julien qui présidera un conseil exécutif dont plusieurs postes sont restés vacants. Nous avons invité le président sortant Keven Desgagné ainsi que son successeur afin d’établir un état des lieux des activités de l’association, à quelques jours de la fin l’année universitaire 2018-2019.  

Par Stéphane Boivin 

La période de vote par courriel a atteint le taux de participation anémique de 6,54%, la plupart des candidat.es étant élu.es sans opposition. La seule lutte réelle a concerné la présidence, alors que la secrétaire générale sortante Catherine Fortin a recueilli 43% des votes contre 52% pour Samuel Julien.  

Samuel Julien et Keven Desgagné en entrevue au studio de CEUCRadio. Photo: MAtv Saguenay-Lac-Saint-Jean

Fabien Poirier, vice-président sortant aux affaires institutionnelles, passe aux affaires pédagogiques. Il est remplacé par Antoine Grandguillot Cormier. Marie-Philip Bergeron prend quant à elle la vice-présidence aux affaires étudiantes.  

Les postes vacants au conseil exécutif sont le secrétariat général ainsi que les vice-présidences aux affaires financières, externes et de cycle de supérieur. Deux sièges étudiants au conseil d’administration sont également vacants. Les détails pour soumettre une candidature sont disponibles en page huit de la présente édition.  

Le défi de la mobilisation 

Le faible taux de participation au vote et un exécutif réduit temporairement de moitié font penser à Samuel Julien que la mobilisation représentera une priorité dès le début de son mandat. « Il faut améliorer la mobilisation, encourager les gens à s’impliquer. Si on n’est que quatre sur huit cet été, on ne peut pas donner le double de temps non plus. Ça impliquerait qu’on devrait prioriser entre les dossiers. » 

En plus de poursuivre les projets en cours (dont la révision de la cotisation étudiante et des statuts et règlements), Samuel Julien prévoit également que la mise en œuvre de la nouvelle politique de lutte contre les violences à caractère sexuel de l’UQAC, notamment son volet de formation, occupera MAGE-UQAC dans la prochaine année.  

L’affiliation à une association nationale est une question qui s’impose à presque tous les mandats. Dans la dernière année, le projet de l’AVEQ a implosé et le MAGE-UQAC s’est retrouvé à nouveau orphelin de représentation nationale. Un handicap certain aux yeux du président sortant Keven Desgagné. « Il faut avoir un organe pour développer des liens avec les élus provinciaux ou fédéraux afin d’être capables d’aller plus loin. C’est un handicap parce que ça nous demande beaucoup plus de temps et d’énergie, en plus de ressources que nous n’avons pas nécessairement. » Une affiliation nationale permettrait à l’exécutif local de se concentrer sur ses dossiers tout en étant à l’affût des actions à plus grande échelle. Samuel Julien abonde dans le même sens. « C’est sûr que cet été il va falloir se questionner sur les autres associations nationales et voir ce qu’on fera dans les prochaines années. » 

Bilan

Après avoir donné quatre années à l’exécutif du MAGE-UQAC, d’abord aux affaire financières puis à la présidence, Keven Desgagné résume son bilan sous le signe de la consolidation. « Les projets soutenus par les exécutifs des quatre dernières années se devaient d’aboutir et d’être stables pour les étudiant.es des années à venir. On pense à Accès libre sur lequel on travaillait depuis sept ans, la garderie qui a ouvert en février dernier, on y travaillait depuis quinze ans. (…) Se dire que l’argent qu’on a peut aller encore plus loin au niveau des investissements sans pour autant toucher à la cotisation étudiante. » 

Une école 

Keven Desgagné et Samuel Julien, ce dernier étant impliqué depuis plusieurs années auprès d’autres instances étudiantes, s’entendent pour dire que l’implication au sein de l’exécutif représente une expérience très formatrice.  

« En bout de ligne je ne vois que des côtés positifs », affirme Keven Desgagné. « C’est l’environnement parfait pour des gens qui veulent apprendre à se connaître et à aller beaucoup plus loin. (…) Je n’aime pas dire ça, mais à certains égards j’ai plus appris au MAGE-UQAC que dans mes cours. Gestion, conciliation, ressources humaines, communautaire, environnement… j’ai beaucoup appris et ça m’a même donné une longueur d’avance parfois dans mes cours puisque j’avais expérimenté la situation concrètement. » 

Samuel Julien entrera officiellement en poste début mai. D’ici là, il suivra son prédécesseur comme son ombre.